Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.
Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.
Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.
Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...
Le recadrage avait été rapide. Le 5 juin dernier, le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré que la dépénalisation du cannabis « n’était pas à l’ordre du jour ». Ces propos venaient après ceux de Cécile Duflot qui se prononçait, elle, en faveur de la dépénalisation.
Fin du débat ? Non. Jeudi, Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne et rapporteure sur les crédits de la MILDT (Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie), s'est à son tour prononcée en faveur de la dépénalisation du cannabis. Dans un avis intitulé « Drogues et addictions : présentation d’une charte collective pour une nouvelle politique », l'élue recommande de passer d’une politique de répression à une politique de prévention.
La faillite de la tolérance zéro
Pour Didier Touzeau, psychiatre et chef de service au Groupe Hospitalier Paul Guiraud et co-auteur du document, les « mesures répressives sont inefficaces. Elles amputent le budget qui devrait être utilisé pour la réinsertion. » Dans la "Charte pour une nouvelle politique", les rédacteurs reprochent au précédent gouvernement d'être à l'origine d'une dérive sécuritaire autour des drogues. La prévention, elle, est jugée" lacunaire et inefficace".
La politique de la tolérance zéro n’aurait eu d'autre effet que de criminaliser l’usager et de fragiliser davantage la protection de sa santé. « Il est temps d’écouter les experts de santé. C ‘est un problème de santé publique, pas de sécurité publique. », insiste Jean-Michel Costes, ancien directeur de l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies de 1995 à 2011.
Une société « addictogène »
La MILDT (Mission Interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) souhaite aussi alerter sur les risques que présentent les produits légaux. Alcool et tabac causeraient 100 000 décès par an en France.
« Nous abandonnons l’illusion d’une société sans drogue. Il faut réduire au maximum les dangers sanitaires et sociaux. », déclare Jean-Michel Costes.
Une nouvelle politique basée sur quatre piliers
En rupture avec la politique de Nicolas Sarkozy, la MILDT met en avant de nouveaux axes stratégiques d’action : la prévention, la réduction des risques et des dommages, le soin et la réduction de l’offre de drogues et la réduction des dommages dus au trafic.En clair : une dépénalisation de l’usage pour empêcher l’incarcération d’usagers « au titre du seul délit de se faire du mal à soi-même. ». Mais pas question pour autant de supprimer l’interdit sur les drogues, ni de légaliser la vente.
Le gouvernement et les Français sont-ils prêts à l'accepter ? « C’est vrai que les enquêtes montrent que les Français sont majoritairement contre », concède Jean-Michel Costes. « Dépassionner le débat », c’est en tout cas l’objectif de Nathalie Latour, déléguée générale de la fédération Addiction.
Pour l’heure, donc, pas d’agenda précis. Un seul objectif : tenter timidement d’installer le sujet dans le débat public durant les cinq prochaines années, en attendant que Laurence Cohen puisse « en parler avec Jean-Marc Ayrault qui est très occupé. »
Le but de ce blog n'est pas d'inciter à la consommation de cannabis ni de défier la loi mais d'informer les gens qui le souhaitent sur cette plante présente dans notre société depuis des millénaires . Que vous soyez pour ou contre , je vous souhaite à tous une bonne visite .
L'abus de cannabis peut être mauvais pour la santé . Modérez votre consommation .
Attention aux dangers du cannabis de synthèse type Spice ou K2 , il peux provoquer malaise et arrêt cardiaque .
Ce que dit la loi française
La loi française interdit la production, la détention, la vente et l’usage de stupéfiants, avec des sanctions plus ou moins sévères selon l'acte ; à titre d'exemple, le simple usage peut conduire à une peine allant jusqu'à un an d’emprisonnement pouvant s'accompagner ou être substituée par une amende allant jusqu'à 3 750 euros ; le trafic, lui, pouvant conduire à la réclusion criminelle à perpétuité et 7 500 000 euros d'amende. L'auto-production de cannabis est, en France, considérée comme telle dès lors que l'on possède ou que l'on s'occupe régulièrement d'une plante, mâle ou femelle. La sanction maximale encourue est une peine d'emprisonnement pouvant atteindre 3 ans et jusqu'à 50 000 euros d'amende.