Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

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Les dangers du cannabis synthétique

Le cannabis classique, c'était pour les « anciens ». Il semble que les jeunes commencent à porteur leur choix de plus en plus vers la marijuana synthétique. Cela fait des centaines d'années que la marijuana est utilisée pour des visées médicinales ou récréatives. Il y a parfois des abus, mais, selon de récentes études, si elle n'est pas de mauvaise qualité, elle engendre peu de dépendance (considérablement moins que la surconsommation d'alcool et du tabac), et n'a pas trop de conséquences sur la santé (sauf si l'on conduit...). 
Les dangers du cannabis synthétique


Une substance nommée K2 est arrivée sur le « marché ». Il s'agit d'un composé chimique qui est très similaire à la substance naturelle et qui donne à peu près les mêmes effets (« ça plane pour moi »). Ce composé chimique agit sur le cerveau de la même manière et c'est d'ailleurs ce qu'avait voulu un chercheur dans son laboratoire. Il n'avait jamais eu l'intention de la mettre à disposition du public. 

Le K2 est bien plus puissant. On a enregistré de nombreux de cas de paranoïa, de gens qui entendaient des voix, de panique, etc. Ce comportement erratique peut durer plusieurs jours. Enfin, la substance est mélangée à d'autres, inconnues et potentiellement toxiques, pour réaliser le meilleur « cocktail » afin de renforcer encore son effet. Bref, à éviter !



Source:SurLatOILE

Lutter contre les nouvelles drogues de synthèse

Les drogues traditionnelles comme le cannabis et la cocaïne sont désormais remplacées par de nouvelles drogues de synthèse. Le président de la commission des libertés civiles, l'Espagnol Juan Fernando López Aguilar juge que cette situation est « très inquiétante et montre la nécessité d'augmenter la surveillance et information à l'échelle européenne ». Le dernier rapport annuel de l'Union européenne sur les drogues a été présenté au Parlement européen mardi 29 novembre 2011.

Le directeur de l'agence sur les drogues de l'Union européenne, Wolfgang Götz, a dévoilé le rapport sur «l'état du phénomène de la drogue en Europe ».  « Les politiques antidrogue et les réponses européennes doivent désormais être configurées pour répondre aux défis de la prochaine décennie » a t-il déclaré dans un communiqué de presse.

Le rapport confirme la tendance récente : une transition lente des drogues traditionnelles c'est-à-dire la cocaïne, la marijuana et les opiacés vers les nouvelles drogues dites de synthèse. « L'utilisation croissante des substances psychoactives non contrôlée est extrêmement inquiétante » a annoncé López Aguilar. Il demande à ce que les jeunes soient mieux informés sur les hauts risques de ces drogues.

Un marché en constante évolution

L'ecstasy, l'amphétamine et les autres drogues de synthèse sont manufacturées illégalement en Europe à partir de produits chimiques précurseurs. Environ 11 millions d'Européens, soit 3 % des adultes en Europe, ont essayé l'ecstasy et environ 12, 5 millions d'Européens, soit 4 % des adultes en Europe, ont déjà pris des amphétamines. « A l’image du monde dans lequel nous vivons, le marché de la drogue connaît une évolution de plus en plus rapide et globalisée, prompte à s’adapter aux menaces et aux opportunités » a commenté Wolfgang Götz.

De nouvelles drogues apparaissent sur le marché en permanence. L’UE a recensé un nombre record de 41 substances de ce type en 2010, contre 24 seulement l’année précédente. Ces drogues sont de plus en plus largement disponibles sur l’internet et se sont rapidement répandues dans de nombreux États membres, lesquels se heurtent à des difficultés pour empêcher leur vente.

Tendance du cannabis et de la cocaïne

Selon le rapport, l'utilisation du cannabis, la substance illicite la plus populaire en Europe, continue de baisser chez les jeunes. Ceci est surement dû à une baisse de la consommation du tabac, l'évolution des modes de vies et le fait qu'il a été remplacé par des drogues plus à la mode. Environ 78 millions d'adultes, soit un quart des adultes en Europe, ont déjà essayé le cannabis. Les jeunes hommes sont les personnes courant davantage le risque de devenir des consommateurs réguliers.

La popularité de la cocaïne a-t-elle atteint son niveau maximum ? Des études récentes font apparaître quelques signes positifs dans les pays de l'Europe de l'Ouest, c'est à dire les pays les plus touchés. Le rapport suggère que l’impact financier d’une consommation régulière de cocaïne, entre 50 et 80 euros pour un gramme,  peut diminuer l’attrait de cette substance dans les pays où l’austérité est à l’ordre du jour. Environ 14,5 millions d'Européens, soit 4 % des adultes en Europe, ont déjà essayé la cocaïne.

Coordination européenne pour lutter contre le fléau de la drogue

Les situations sont très différentes d'un Etat membre à l'autre et les politiques antidrogues sont encore, pour la plupart, de la responsabilité des Etats membres. Néanmoins, c'est un problème transnational et les pays européens travaillent ensemble pour réduire la consommation des substances illicites et leur trafic.

Avec le traité de Lisbonne, l'UE a de nouveaux instruments pour lutter contre le fléau de la drogue. En octobre, la Commission européenne a annoncé qu'elle proposera des règles plus claires et plus fermes en matière de lutte contre les nouvelles drogues dangereuses et contre le trafic tant des drogues illicites que des produits chimiques servant à leur fabrication.

Canada : Du cannabis synthétique et indétectable

Le cannabis synthétique est de plus en plus présent au pays, révèlent des données de Santé Canada. Populaire auprès des sportifs et des militaires parce que sa consommation est indétectable dans les tests de dopage, la «marijuana artificielle» est difficile à contrôler. Un nombre croissant de laboratoires clandestins inventent de nouvelles molécules permettant à la marijuana synthétique d'être constamment modifiée et de passer sous le radar des autorités.
«Les laboratoires clandestins sortent toujours de nouvelles molécules. Il y a actuellement une cinquantaine de dérivés synthétiques du cannabis alors qu'il y en avait à peine trois il y a un ou deux ans», note Pierre-André Dubé, pharmacien au Centre de toxicologie de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
Scientifiquement appelés cannabinoïdes synthétiques, les dérivés de cannabis artificiel se vendent dans quelques boutiques alternatives et sur l'internet. Les produits sont faussement vendus comme de l'encens et portent souvent le nom de Spice, Yucatan Fire, Fire and Ice ou K2.
Mêmes effets que le cannabis
Lorsqu'ils sont fumés, les cannabinoïdes synthétiques procurent les mêmes effets que le cannabis traditionnel. «C'est chimiquement différent, mais ça agit de la même manière», note M. Dubé. Parce que le cannabis artificiel est chimiquement différent de la marijuana conventionnelle, il est indétectable par les tests traditionnels de dopage. Un attribut qui le rend populaire auprès de certaines catégories de gens, comme les militaires. M. Dubé reconnaît que les cannabinoïdes synthétiques sont «problématiques pour le dépistage».
Au Canada, les cannabinoïdes synthétiques sont pour l'instant surtout populaires dans l'ouest du pays. Mais leur consommation est en hausse. En 2009, Santé Canada a noté que deux échantillons saisis par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) contenaient des cannabinoïdes synthétiques. En 2010, 84 échantillons se sont avérés positifs.
À Montréal, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dit suivre l'évolution du phénomène de près, mais affirme ne pas avoir encore beaucoup de problèmes liés à ces substances. Même son de cloche au centre Le Grand Chemin, qui vient en aide aux jeunes toxicomanes. «Pour les jeunes, c'est encore beaucoup plus facile et moins cher de se procurer du cannabis ordinaire», note l'intervenante Valérie Piché.
Interdit au Canada
La vente de produits «contenant des préparations synthétiques similaires au cannabis» est interdite au Canada. Mais on met parfois du temps à identifier les nouvelles molécules de cannabis synthétique, ce qui permet à un produit de se répandre sur le marché. «En ce moment, il existe peu de renseignements sur la production, la distribution et l'importation de ce produit au Canada. Le manque d'information complique la tâche des policiers et des agents de douanes qui doivent l'identifier et en éviter l'introduction au Canada», écrit la GRC sur son site internet.
Risques inconnus
Aucune étude ne permet de déterminer les dangers réels du cannabis synthétique. Au début du mois, des médias américains ont rapporté que trois adolescents du Texas ont eu des attaques cardiaques après avoir consommé du K2 et du Spice, des produits dont la consommation n'est pas illégale dans cet État. Les trois adolescents de 16 ans ont survécu, mais d'importants doutes sur la sécurité de ces produits ont été exprimés. «On ne sait pas vraiment ce que ça peut faire. Les jeunes qui ont eu des effets cardiaques avaient-ils consommé autre chose? C'est difficile de savoir», dit M. Dubé.
Source:Lapresse