Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

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Le cannabis sur ordonnance, son idée fixe


 

Séropositif, Jean-Jacques Simon utilise du cannabis pour se soigner. Il prône son autorisation comme en Italie, en Allemagne ou au Canada…

Par MICHEL HENRY
De la suite dans les idées. Après avoir prôné, en juin 2011, une filière légale de production et de distribution du cannabis pour casser le marché noir, le député (PS) et ancien ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant dépose une contribution au congrès du Parti socialiste (à Toulouse, du 26 au 28 octobre), afin d’autoriser l’usage thérapeutique du cannabis.
Signé par onze socialistes, dont Annick Lepetit et Gérard Bapt, ce document intitulé «Cannabis : le laxisme, c’est de ne rien changer» rappelle que, depuis quinze ans, cet usage est légal dans de nombreux pays, dont l’Allemagne, l’Italie ou le Canada, et quinze Etats américains.
Il précise que le cannabis permet de traiter «une multitude de symptômes» dans des maladies graves : effets secondaires d’une chimiothérapie, pertes d’appétit, nausées, vomissements, spasmes dus à la sclérose en plaques, glaucome, etc. Selon les contributeurs,«prolonger son interdiction revient à priver la médecine d’un outil utile». Ou à jeter ses utilisateurs dans l’illégalité.
C’est le cas de Jean-Jacques Simon, dit Jacko, 53 ans. Cet homme grand et volubile a un parcours à part. Accro à l’héroïne, volant pour se procurer sa came, il a passé six ans en taule, jusqu’en 1990. «J’étais l’archétype du multi récidiviste. A 9 heures, je sortais de Clairvaux, à 11 heures, j’avais une shooteuse dans le bras» (1). Détecté séropositif en 1985, il décroche vers 1990 de la dope dure grâce à une postcure.«Mon médecin m’a sauvé la vie.» Mais il subit depuis 1989 des traitements très lourds - il en est à sa douzième trithérapie. Pour les supporter, il consomme son cannabis «sans faire chier personne». L’inverse n’est pas vrai.
Pour lui, l’herbe est une «béquille», un «antidépresseur» qui lui évite de prendre des médicaments qui assomment : «Ce qu’on me prescrit, c’est bon pour rester scotché sur le canapé à attendre mes allocs. Avec l’herbe, le cerveau continue à fonctionner.» C’est aussi un somnifère et un «stimulateur d’appétit», lui ayant permis de gagner 21 kilos en six mois - il était «tombé à 48 kilos pour 1,87 m».
«force majeure». Jacko cultive son herbe, ainsi il «n’alimente pas le trafic». Mais les risques existent. Lors d’un contrôle au péage de Vierzon en janvier 2011, les douaniers trouvent dans sa trousse de toilette 415 grammes d’herbe qu’il remontait du Sud-Ouest, où il la plante. «Mais ils ont tout de suite vu qu’ils n’avaient pas affaire à Pablo Escobar.»
Au point que le tribunal correctionnel de Bourges l’a relaxé, en avril 2011, au motif qu’il a «agi sous l’empire d’une force majeure ou d’une contrainte à laquelle il n’a pas pu résister» (article 122-2 du code pénal). Décision exceptionnelle (2) motivée par les certificats médicaux attestant que les douleurs dues aux pathologies et aux traitements «ne peuvent être calmées que par la consommation de cannabis»,écrivent les magistrats. Qui, seul regret, ne lui ont pas rendu son herbe : l’exonération de responsabilité «n’a pas pour effet de rendre licite la détention des produits saisis».
Les magistrats peuvent donc être sensibles à une argumentation que le législateur, pour l’instant, rejette. Selon le certificat de son médecin, Jacko «a constaté une bonne efficacité de l’utilisation du cannabis, dont les vertus thérapeutiques sont connues». Le docteur Jacques Doll n’a «pas interdit médicalement cette utilisation dans la mesure où elle est efficace, bien tolérée, et améliore sa qualité de vie».
Le praticien suggère, sans succès, qu’on lui délivre une ATU (autorisation temporaire d’utilisation) pour qu’il se soigne dans la légalité. «Vous croyez que mon médecin me laisserait prendre un truc qui me fait du mal ?» questionne Jacko. Même si la preuve scientifique des bienfaits allégués est dure à apporter : «Le patient dit que ses douleurs sont soulagées. Vous êtes bien obligé de le croire. C’est lui qui les ressent», explique le docteur Doll, chef de service à l’hôpital André-Mignot du Chesnay (Yvelines). Pour lui, qui n’est pas un militant de la cause, le cannabis thérapeutique devrait être autorisé «avec une prescription très restreinte et un encadrement réglementaire».
effets secondaires. Cela permettrait à Jacko d’acheter son herbe en pharmacie, comme les malades le font par exemple aux Pays-Bas, où une entreprise en produit. Mais les autorités médicales françaises s’y opposent : l’Académie de médecine rejette ce «faux médicament» aux effets pharmacologiques «d’une intensité modeste», alors que les effets secondaires sont «nombreux et très souvent adverses». Dans ce contexte, l’initiative de Daniel Vaillant «ne donnera peut-être rien»,dit Jacko, mais il veut y croire : «Aujourd’hui, plus personne ne se pose de questions sur les produits de substitution» à l’héroïne, légaux depuis 1995.
Il espère que le cannabis suivra, «ça ne coûterait rien à personne et ça peut rapporter de l’argent à l’Etat». Mais il connaît les freins. D’abord, François Hollande n’a pas l’intention de bouger, par peur de passer pour laxiste. Ensuite, «les gens ont peur que l’autorisation du cannabis thérapeutique soit le cheval de Troie pour la légalisation du cannabis récréatif». Autre risque : le détournement, comme en Californie, où il suffit de se plaindre d’insomnies ou de maux de dos pour obtenir une ordonnance de marijuana. Enfin, les labos «bloquent, pour qu’on continue à se soigner avec leurs médocs». Cela met Jacko «en colère» : «Si j’étais sous Prozac, personne ne me ferait une réflexion.»En attendant, le cannabis lui est interdit, mais il peut «avoir de la morphine», drogue bien plus dangereuse, «et ça ne pose de problèmes à personne».
(1) Il a raconté ses aventures dans un livre, «Brèves de l’intérieur vues de l’extérieur» (Ed. Hors Commerce, 2004). (2) Le 3 octobre 2011, un homme souffrant d’une sclérose en plaques a été reconnu coupable, mais dispensé de peine par le tribunal correctionnel de Strasbourg, qui le jugeait après la saisie de 39 plants de cannabis («Libération» du 13 octobre 2011).
Source:Liberation

Cannabis Médical : IACM-Bulletin du 06 Octobre 2012


International Association for Cannabinoid Medicines (logo)


Science/Royaume-Uni: Études cliniques sur l’efficacité du cannabidivarin dans le traitement de l’épilepsie

Des scientifiques de l’université de Reading ont démontré, pour la première fois, qu’un cannabinoïde issu du cannabis, et jusqu’à présent non étudié, pourrait constituer un traitement efficace de l’épilepsie. L’équipe du Department of Pharmacy and School of Psychology a trouvé que le cannabivarin (CBDV) présente la capacité de prévenir les crises, avec peu d’effets secondaires. Le cannabidivarin est un cannabinoïde du même groupe que le CBD.
L’étude menée à l’université de Reading a montré que le CBDV a supprimé les crises chez 6 animaux modèles, aussi utilisés dans la recherche de nouveaux médicaments de l’épilepsie. Les scientifiques ont remarqué que le cannabidivarin est aussi compatible avec d’autres médicaments prescrits habituellement dans les cas d’épilepsie. Contrairement au THC, il n’est pas psychoactif, et n’a donc pas d’effet psychotrope. Le docteur Ben Whalley, qui dirige cette étude a indiqué : « pour nos recherches de composés non psychoactifs destinés au traitement de l’épilepsie, cette étape est extrêmement intéressante. (…) Les médicaments habituellement prescrits pour prévenir les crises, ont des effets secondaires sur la mobilité et les capacités cognitives, ce qui affecte la qualité de vie des personnes qui les prennent quotidiennement. »
La compagnie pharmaceutique GW Pharmaceuticals a indiqué à Reuters que les essais cliniques pourraient commencer dès 2013.

En bref

Science/Homme: un exercice physique modéré fait augmenter les niveaux d’endocannabinoïdes
Dans une étude sur des personnes courant à pied sur des tapis roulants, il a été noté qu’un exercice modéré fait augmenter la concentration d’endocannabinoïdes dans le sang. En revanche, des exercices demandant soit un effort faible, soit un effort important, n’altéraient pas les niveaux d’endocannabinoïdes de façon notable. Les auteurs ont conclu que : « ces résultants sont identiques quel que soient les changements d’état psychologique liés à un exercice dont l’intensité varie, et qu’ils constituent une base pour établir l’hypothèse d’une activité de endocannabinoïde liée aux effets neurobiologiques de l’exercice physique. »
School of Anthropology, University of Arizona, Tucson, USA.
Raichlen DA, et al. EUR J Appl Physiol. 19 septembre 2012. [in press]
Science/Animal: le cannabidiol utile dans les cas de trouble du stress post-traumatique
Dans une étude réalisée sur des rats, que l’on a cinfrontés à confrontés à des chats, le cannabinoïde CBD (cannabidiol) a réduit les réactions de peur une heure après la mise en présence avec le prédateur. Cet effet a été transmis en partie par les récepteurs 5HT1A. Les auteurs ont conclu : « nos résultats suggèrent que le CBD présente un potentiel bénéfique en cas de stress post-traumatique et que les récepteurs 5HT1A pourraient être une cible thérapeutique de traitement de ce trouble. »
School of Medicine of Ribeirão Preto, University of São Paulo, Brazil.
Campos AC, et al. J Psychiatr Res. 11 septembre 2012. [in press]
Science/Cellules: les cannabinoïdes pourraient être utiles dans les cas de cancer du foie
Deux cannabinoïdes qui se lient soit au récepteur CB1 (ACEA), soit au récepteur CB2 (CB65) réduisent la prolifération et la viabilité des cellules cancéreuses du foie. Les auteurs ont écrit : « ces données suggèrent que ACEA et CB65 constituent une option pour un nouveau traitement du cancer hépatocellulaire ».
Faculty of Pharmacy, and Pharmaceutical Sciences Research Center, Tehran University of Medical Sciences, Iran.
Farsandaj N, et al. Toxicol Mech Methods. 17 septembre 2012. [in press]
Science/Animal: l’endocannabinoïde oléamide améliore le sommeil
L’endocannabinoïde oléamide a amélioré le sommeil des rats adultes séparés de leur mère au moment de la naissance. Cette séparation avait conduit à des troubles du sommeil, qui ont été réduits par l’oléamide via l’activation des récepteurs CB1.
Departamento de Fisiología, Facultad de Medicina, Universidad Nacional Autónoma de México.
Reyes Prieto NM, et al. Pharmacol Biochem Behav. 7 septembre 2012. [in press]
Science/Animal: un dérivé du CBG réduit l’inflammation de la sclérose en plaques
Un dérivé du cannabinoïde naturel CBG (cannabigérol) a réduit l’inflammation sur un modèle animal de la sclérose en plaques. Les scientifiques ont utilisé le cannabigérol quinone.
Vivacell Biotechnology España, Córdoba, Spain.
Granja AG, et al. J Neuroimmune Pharmacol. 14 septembre. [in press]
Science/Homme: la consommation de cannabis pourrait faire augmenter le risque de cancer des testicules
Une étude épidémiologique incluant des personnes ayant consommé régulièrement du cannabis a montré que le risque de développer un cancer des testicules était 2 fois supérieur par rapport aux sujets n’ayant pas consommé de cannabis. 163 patients présentant ce type de cancer ont été comparés à 292 sujets contrôle pour la réalisation de cette étude.
Department of Preventive Medicine, University of California, Los Angeles, USA.
Lacson JC, et al. Cancer. 10 septembre 2012 Sep 10. [in press]
Science/Cellules: l’acide cannabidiolique pourrait empêcher l’avancée du cancer du sein
L’acide du cannabidiol, très présent dans la fibre du chanvre, a stoppé la migration des cellules cancéreuses du sein chez la femme. Avant que l’on ne les chauffe, les cannabinoïdes sont surtout présents dans le cannabis sous leur forme acide, et parmi eux le CBDA, l’acide cannabidiolique. Les scientifiques ont indiqué que : « le CBDA offre un potentiel thérapeutique permettant de contrôler la migration des cellules cancéreuses et des cellules du cancer du sein. »
Department of Molecular Biology, Daiichi University of Pharmacy, Fukuoka, Japan.
Takeda S, et al. Toxicol Lett.8 septembre 2012. [in press]
Science/Homme: le cannabis influe sur le risque d’accident de la route
Une étude a montré qu’une concentration sanguine de 2 ng/ml de THC est associée avec un risque d’accident 4 fois supérieur par rapport à des concentrations de THC plus faibles. Les scientifiques ont comparé 337 sujets impliqués dans des accidents, dont 161 avaient consommé de l’alcool et/ou un stupéfiant. Ils avaient été sélectionnés parmi une base de 2726 conducteurs pris au hasard, et dont 301 avaient consommé de l’alcool ou un stupéfiant. Les scientifiques ont conclu : « l’étude montre que la concentration de THC est liée au risque d’accident. L’alcool et la combinaison alcool /drogue sont les substances les plus répandues parmi les conducteurs, ce qui amène un plus grand risque, tant du point de vue du nombre que de l’ampleur.
Department of Neuropsychology & Psychopharmacology, Faculty of Psychology and Neuroscience, Maastricht University, The Netherlands.
Kuypers KP, et al. PLoS One. 2012;7(8):e43496.
Free full text.

Un coup d'œil sur le passé

Il y a un an
Il y a deux ans

Jean-Vincent Placé : "prohiber le cannabis, un échec"

Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, a estimé ce soir que la "prohibition" du cannabis était "un échec absolu", la France étant un des pays où ce produit est le plus consommé.

"Pour ma part, je n'en ai jamais fumé, alors je suis très à l'aise", a observé l'élu de l'Essonne, interrogé sur le tollé soulevé par la ministre écologiste Cécile Duflot, réaffirmant son position en faveur de la dépénalisation.

Jean-Vincent Placé a estimé que la position de son parti était "moins révolutionnaire que celle de Daniel Vaillant", ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin "qui propose carrément une filière publique de production et distribution façon régie de tabac".

"La politique actuelle de prohibition est un échec absolu, nous sommes un des pays qui consomme le plus", a dit Jean-Vincent Placé en soulignant les problèmes de santé publique et aussi "la délinquance que cela produit", et qui est "catastrophique à tous points de vue".

DIABÈTE: Les fumeurs de cannabis ont moins de risque de diabète

Ce n’est pas un encouragement à en fumer, précisent d'emblée les auteurs de l’Université de Los Angeles. Leur étude vient, en effet, de confirmer une prévalence moindre du diabète de type 2 chez les usagers de cannabis. En cause, un ou plusieurs cannabinoïdes et leurs effets immunomodulateurs et anti-inflammatoires. Ces résultats qui appellent à approfondir les effets possibles des composés du cannabis sur le diabète viennent d’être publiés dans l’édition du 28 février du BMJ Open.


L’étude a porté sur des données sur 10.896 participants adultes à l’étude National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES III, 1988–1994), conduite par les CDC américains. Les participants ont été répartis en 4 groupes, les non-utilisateurs de cannabis : 61,0%, les utilisateurs de cannabis récents : 30,7%, modérés (1 à 4 fois/ mois) : 5,0% et « intensifs » (+ de 5 fois/ mois) : 3,3%. Les données relatives à l’IMC, consommation de tabac, d'alcool, niveau sérique de cholestérol, LDL, triglycérides...


Source:Santélog

Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal. Les patients sont souvent contraints à s'engager dans une lutte politique non seulement pour leur propre vie ou santé, mais aussi pour leur liberté. Les gens deviennent des criminels principalement à cause de la manière dont ils doivent procéder pour obtenir leur médicament. Volontairement ou non, ils deviennent souvent des citoyens militant pour leurs droits et des combattants pour la liberté. La lutte internationale pour obtenir aux malades et aux mourants l'accès au cannabis médicalement approuvé se poursuit depuis maintenant plusieurs décennies.

Robert Randall est le premier malade traité avec de la marijuana médicale aux Etats Unis depuis que la prohibition a commencé en 1937. A l'âge de 25 ans, il a appris qu'il serait aveugle vers les 30 ans mais il a finalement gardé la vue grâce à la marijuana et jusqu'à ce qu'il meurt du SIDA 28 ans plus tard. Forcé à transgresser la loi pour sauver sa vue, Bob a poursuivi le gouvernement fédéral pour obtenir un accès légal à la marijuana, et il a gagné. Il a ensuite continué à travailler sur le sujet pour d'autres malades. Randall a convaincu le juge qu'il était forcé de transgresser la loi parce que la marijuana l'aidait à ne pas devenir aveugle. En 1976, le juge de la cour suprême James A. Washington a estimé que le malade avait établi dans sa défense la nécessité médicale. Malheureusement, le programme fédéral qui permettait de fournir légalement du cannabis médical aux malades a rapidement été supprimé par le gouvernement. Randall a inspiré quantité d'autres militants pour la liberté médicale partout dans le monde. Keith Stroup, directeur exécutif de NORML l'appelait "le père du mouvement pour le cannabis médical". En 2011, le cannabis médical a été légalisé dans 15 Etats aux USA. La drogue est maintenant prescrite dans le cas de glaucomes, nausées, manques d'appétit et douleurs.
“ Woodward dénonce la manière dont le terme "marijuana" était utilisé pour volontairement confondre et embrouiller l'industrie et l'usage médical du chanvre.„
Dans leur livre Marijuana Rx: The Patients' Fight For Medicinal Pot (Marijuana sur ordonnance: le combat des malades pour le cannabis médical), Robert Randall et Alice O'Leary décrivent la situation des consommateurs de cannabis médical aux USA avec des mots durs: "Les bureaucrates ont la volonté d'arrêter, d'emprisonner, de rendre aveugles et même de tuer les personnes sérieusement malades uniquement pour conserver la "logique du message" de "tolérance zéro" et pour combattre "l'herbe du mal"". Il y a également un culte des produits de synthèse: seules les remèdes inventés et appartenant à de grandes sociétés sont les bienvenus; toutes les médecines naturelles qui sont faciles à cultiver à peu de frais et ne peuvent pas être brevetés représentent une menace pour le monopole des grandes firmes. Par exemple, un remède de synthèse contre les nausées utilisé par les malades de cancer suivant une chimiothérapie coûte 500$ la dose, généralement 1500$ par jour. En comparaison, la marijuana soulage mieux les nausées et coûte 50 centimes par jour. La conclusion des auteurs, c'est que les Américains doivent commencer à comprendre que le leur gouvernement est de plus en plus anti-démocratique et souvent régi par des menteurs et des escrocs. Dans les années 1970 et 1980, deux tiers des représentants législatifs de l'Etat ont reconnu la valeur médicale de la marijuana mais des guerriers anti-drogue non élus à Washington ont bloqué les efforts populaires de l'Etat. L'Avocat Général a menacé d'arrêter tout médecin qui oserait ne serait-ce que mentionner l'usage médical de la marijuana à un malade. Le gouvernement a également proposé de bannir toutes les recherches sur les bénéfices de cette plante interdite.
Malgré toute la propagande, les lois strictes, la répression et le déni des gouvernements, les malades ont continué à découvrir les pouvoirs guérisseurs du chanvre et à l'utiliser. Ils ont fait confiance à leur intuition, aux traditions populaires et aux rumeurs. Récemment, divers experts indépendants ont commencé à remarquer que les masses avaient vu juste dans ce remède populaire célèbre mais illégal.

David R. Ford dit dans son livre Marijuana: Not Guilty As Charged (Marijuana: accusée mais pas coupable) qu'instiller une fausse peur dans le cœur des citoyens est immoral et refuser la marijuana à des personnes malades est criminel. L'interdiction de ce médicament pratiquement inoffensif et qui n'a jamais tué personne est hypocrite alors que des drogues dangereuses comme l'alcool sont légales. Ford note qu'aux Etats unis, les médecins prescrivent environ 50.000 médicaments dont un bon nombre peuvent provoquer la mort ou des effets secondaires sérieux. Et il leur est interdit de prescrire des préparations non toxiques à base de cannabis. Ford pense que de nombreux participants à la croisade anti-marijuana qui ont honnêtement conclu que la marijuana est mal, ont eu un lavement du cerveau pour en arriver là, car peu de personnes peuvent être intentionnellement aussi cruelles. Comme Stanley Milgram, un psychologue et expert des questions de désobéissances civiles de Yale a écrit que des personnes ordinaires, faisant simplement leur travail, sans hostilités particulières de leur part, peuvent devenir des agents d'un processus terriblement destructeur.
Franklin C. "Lyn" Nofziger, ancien président-député du Comité National Républicain et conseiller à la Maison Blanche pendant les présidences de Richard Nixon et Ronald Reagan, a soutenu le mouvement pour la marijuana médicale. Selon lui, un médecin devrait avoir le droit de posséder tous les médicaments possibles dans son arsenal. Si des médecins peuvent prescrire de la morphine et d'autres médicaments pouvant causer des dépendances, il n'y a aucune raison de refuser de la marijuana à des personnes malades ou mourantes. Certains politiciens ont commencé à réaliser qu'il pouvait sembler cruel et inapproprié au public qu'on traite des malades et des mourants comme s'ils étaient la cheville ouvrière du cartel de la drogue. Et surtout, c'est un total gaspillage de l'argent des contribuables.
Des votes ont montré que 80% des Américains étaient pour l'usage du cannabis dans un but médical (enquête du Time/CNN, 2002). Howard Zinn, auteur de A People's History of the United States (Une histoire populaire des Etats Unis), écrit que très souvent, le gouvernement est amené à faire des réformes par la désobéissance civile organisée par les citoyens. Il y a une centaine d'années, c'est la suppression du travail des enfants, le droit de vote des femmes, la fin de la ségrégation raciale, la journée des huit heures de travail ou le droit de s'organiser qui étaient des idées radicales pour de nombreux Américains. Aujourd'hui, les combattants pour la liberté médicale provoquent un bouleversement social similaire.
Des médecins expriment régulièrement leur opinion selon laquelle la guerre contre les drogues est devenue une guerre contre les médecins et leurs patients. La cible est souvent comparée aux chefs de l'empire criminel. La DEA a sérieusement enquêté et poursuivi des milliers de médecins au nom de la guerre contre la drogue. Et ce sont des médecins qui se sont trouvés aux frontières de cette guerre dès le début: une des rares voix raisonnables durant les auditions de la commission sur la marijuana de 1937 était celle de l'Association Médicale Américaine (AMA). Leur conseiller législatif, William Woodward, a exposé un ensemble de témoignages devant le Congrès en les priant de ne pas faire passer cette loi. Woodward dénonce la manière dont le terme "marijuana" était utilisé pour volontairement confondre et embrouiller l'industrie et l'usage médical du chanvre, et a demandé pourquoi cette loi avait été préparée en secret depuis deux ans sans prévenir la profession. Plus tard, ses déclarations ont été ignorées et oubliées: la prohibition du cannabis a été actée. Woodward a déclaré qu'aucun médecin n'identifierait cet acte avec un médicament avant de le lire complètement parce que la marijuana n'est pas une drogue mais seulement un nom donné du cannabis.
L'AMA a défendu le cannabis en 1937 et le défend toujours aujourd'hui. En 2099, l'AMA a officiellement demandé au gouvernement fédéral de revoir les statuts du cannabis dans le Programme I de l'Acte de contrôle des substances. La plus grande association médicale américaine a une fois encore affirmé les intérêts médicaux de la marijuana et ses composants, les cannabinoïdes. De nombreux médecins américains continuent à recommander la marijuana à leurs patients même si ainsi, ils courent le risque de se retrouver en prison et de ruiner leur carrière.
Docteur John P. Morgan, professeur de pharmacologie à l'Université de New York, a exprimé ses pensées selon lesquelles les objectifs du gouvernement dans la régulation des médicaments étaient de protéger les malades contre les substances toxiques. La marijuana, toutefois, n'a pas de taux d'overdose. Le Docteur Morgan est également membre du NORML. Un autres des membres éminents du NORML est le Professeur Kary Mullis qui a reçu le prix Nobel de Physiologie et Médecine en 1993. Le NORML a aidé à ce que le cannabis soit reconnu et accepté comme un médicament dans les lois fédérales, une réussite énorme qui n'a pas été obtenue facilement. En 1972, le NORML a lancé une pétition adressée au gouvernement pour reclasser le cannabis du Programme I au Programme II pour que les médecins puissent le prescrire comme un médicament. En 1988, finalement, la DEA a réagi quand son propre juge du bureau légal, Francis Young, a conclu page 69 de son rapport: "... en termes strictement médicaux, la marijuana est de loin plus sûre que de nombreux aliments que nous consommons." Après deux ans d'auditions, la DEA a rejeté les recommandations de son propre juge.
“Trop souvent, les malades doivent prendre le risque de perdre leurs droits, leur liberté, leurs biens et leurs enfants, uniquement parce qu'ils utilisent le médicament le plus sûr connu en médecine.„
Le Docteur Lester Grinspoon, auteur de "Marijuana: The Forbidden Medicine" (Marijuana: la médecine interdite) signale qu'une montagne de preuves venant de milliers de malades est ignorée sciemment et que des expériences cliniquement contrôlées ne sont pas encouragées. Des preuves anecdotiques ont été acceptées dans le monde médical dès la seconde moitié du 20ème siècle et l'invention de la méthodologie scientifique moderne des études en double-aveugle. Cependant, de grandes études en double-aveugle sont quasi impossibles à mener à cause de la loi. Pour ne citer qu'un exemple, il a fallut 4 ans au Docteur Donald Abrams pour obtenir l'autorisation d'étudier les effets de la marijuana sur les douleurs neurologiques liées au SIDA.
Malgré les évidences de l'intérêt du cannabis dans le traitement de maladies graves et bénignes, la DEA sous la loi fédérale continue à arrêter des malades et des soignants, même dans des Etats qui ont essayé de protéger légalement l'usage de la marijuana par leurs propres lois. Le malade, l'impotent et le mourant sont régulièrement confrontés à des armes lors des raids et des arrestations. Ils sont parfois abattus et souvent condamnés à des années de prison. Certains malades ont essayé de se suicider, incapables de vivre sans leur médication. Des victimes du cancer, du SIDA et autre ont témoigné du pouvoir du cannabis à les ramener littéralement de l'article de la mort. Les personnes souffrant de glaucomes sont terrorisées à l'idée de devenir aveugles sans leur traitement. Trop souvent, les malades doivent prendre le risque de perdre leurs droits, leur liberté, leurs biens et leurs enfants, uniquement parce qu'ils utilisent le médicament le plus sûr connu en médecine. Nombre d'entre eux meurent en prison, privés de leur traitement comme c'est souvent le cas pour des personnes malades du cancer ou du SIDA. Ils sont autorisés à prendre de la morphine, mais pas du cannabis. Des personnes malades avec toutes sortes de parcours craignent d'être jetées en prison à cause du médicament qu'elles utilisent. Elles ressentent l'interdiction de l'usage médical de la marijuana comme une énorme injustice sociale dans l'histoire de l'humanité.
Ceci est toujours aujourd'hui la dure réalité de la marijuana médicale dans de nombreux pays dans le monde. Les malades ont perdu leur cause à la Cour Suprême des Etats Unis; en 2005, un amendement pour stopper les arrestations de malades traités à la marijuana a également été refusé au Congrès. Le cannabis est resté dans le Programme I des substances contrôlées "sans valeur médicale", la catégorie la plus restrictive qui comprend également l'héroïne. Des substances telles que les métamphétamines ont une valeur médicale suffisante pour se trouver dans le Programme II. Dans la loi fédérale, la marijuana est une drogue plus dangereuse que la cocaïne et le crack.
Certains pays européens comme le Royaume Uni, l'Espagne, la Suisse et l'Italie ont fait l'effort d'explorer les bénéfices d'un usage médical du cannabis. Aux Pays Bas, depuis 2003, on peut trouver du cannabis en pharmacie et un centre médical gouvernemental a été créé. En 2007, l'Allemagne a autorisé les premiers traitements médicaux au cannabis, des malades de sclérose en plaque ont pu acheter légalement de la marijuana. En 2008, la cour suprême de la République Tchèque a pris une décision en faveur de la culture du cannabis pour les usages médicaux.
En 2009, au Lichtenstein Palace de Prague, lors du 16ème gala du gouvernement tchèque pour les personnes handicapées présidé par le Premier Ministre et avec de nombreux ministres présents, un prix officiel a été remis à l'organisation Konopí Je Lék (Cures de cannabis) pour leur page web consacrée aux anciennes et nouvelles applications médicales du cannabis. Le ministre tchèque de la santé, Care Dana Jurásková a non seulement promis de participer au débat public sur le sujet mais également de soutenir l'introduction de la phytothérapie dans le système des soins de santé tchèque si les résultats sont prometteurs. Le ministre du travail et des affaires sociales, Petr Šimerka a présenté le président de la KJL Dušan Dvořák ainsi que le prix remporté et signé par le Premier Ministre tchèque, Jan Fisher. Dušan Dvořák a un jour été condamné à cinq ans pour la culture de plus de 800 plantes de cannabis.

Cannabis : un stupéfiant à démystifier

On connaît bien les effets psychotropes du cannabis, mais son mode d'action cérébral est encore mal connu. Les mythes d'un produit considéré comme néfaste pour la société et la santé de ses adeptes ont cependant la vie dure.
Les fidèles lecteurs du célèbre Lancet , journal faisant autorité dans le monde de la recherche médicale, ont été pour le moins surpris par l'éditorial du 11 novembre dernier. « Deglamorising cannabis » - c'est son titre - commence par une phrase affirmative : « L'usage du cannabis, même sur une longue période, n'est pas dangereux pour la santé » , et se poursuit par une sérieuse mise en cause de l'inertie des politiques sur ce sujet chaud. Il est vrai qu'en Grande-Bretagne, en France comme ailleurs, le refus délibéré d'envisager froidement la question de la décriminalisation de l'usage du cannabis a montré une remarquable inefficacité, sinon à remplir les tribunaux.

Ce que l'on sait aujourd'hui de l'action du cannabis, ou chanvre indien*, tient en trois dates clés. 1964, tout d'abord, avec la découverte du principe actif, le delta- 9-tétrahydrocannabinol* ou THC(1) ; 1990 ensuite, date de la mise en évidence de récepteurs du THC dans le système nerveux central(2) ; 1992 enfin : avec les travaux de l'équipe de A.C. Howlett, de l'université de Saint Louis (Missouri), montrant que des produits endogènes libérés par des neurones du cerveau se lient aux récepteurs du THC(3) ; et avec ceux de l'équipe israélienne de Raphaël Mechoulam et du groupe américain de William Devane prouvant qu'une molécule très hydrophobe, baptisée ananda mide (de ananda, félicité en sanskrit), est fabriquée par le cerveau et se lie aux récepteurs cérébraux du THC(4).
Il est tentant de faire un parallèle entre l'anandamide et les enképhalines, neuropeptides qui se lient aux mêmes sites que la morphine. A l'époque de la découverte des enképhalines dans des extraits de cerveau, en 1975, les neuropeptides étaient encore peu connus en tant que messagers chimiques du système nerveux central. Ils sont aujourd'hui au moins une vingtaine, sans compter les hormones. L'anandamide est vraisemblablement elle aussi la première d'une nouvelle classe de neuromédiateurs : des lipides qui, comme l'a montré en 1994 une équipe franco-italienne(5), seraient stockés par les neurones sous forme de grosses molécules phospholipidiques scindées au moment de leur libération par les neurones.
Comme tous les produits hédoniques, le cannabis suscite la sécrétion de dopamine dans certaines structures du cerveau, mais de façon beaucoup moins nette que les autres stupéfiants. Si l'on connaît ses effets - augmentation de l'acuité visuelle et auditive, modification de la perception du temps, etc. -, on ne sait pas grand-chose de son mode d'action. Les récepteurs du THC, qui semblent très abondants chez l'embryon, décroissent en nombre à la naissance pour augmenter ensuite, jusqu'à atteindre les taux des récepteurs des neuromédiateurs habituels. La distribution des récepteurs du THC est bien connue depuis 1990 et inclut, outre le cervelet et l'hippocampe, la substance noire, particulièrement riche en neurones producteurs de dopamine. Il est probable que le THC agisse sur les récepteurs de ces neurones, et qu'il modifie leur activité.
L'état des lieux est tout compte fait assez expéditif : on connaît deux récepteurs du THC (CB1 pour le cerveau et CB2, découvert en 1993 dans le système périphérique), et sans doute un récepteur stimulé par l'anandamide mais insensible au THC(6). Si l'on a quelques indications sur l'action de l'anandamide sur deux « seconds messagers » qui transmettent les signaux extérieurs au sein des cellules, l'AMP cyclique et le calcium, on est en revanche réduit aux hypothèses au plan fonctionnel. Les connaissances sur le plan neurochimique devraient s'améliorer rapidement, mais il est peu probable qu'elles profitent beaucoup aux études sur la toxicomanie et la dépendance : le cannabis ne déclenchant aucune réaction d'auto- injection chez l'animal (sauf s'il est privé de nourriture), les spécialistes préfèrent travailler sur la morphine, la cocaïne ou les amphétamines. Le fait que le cannabis n'entraîne aucune dépendance physique - ce qui n'exclut pas une éventuelle dépendance psychique - donne à ce produit un statut très particulier : les autres sont bons ou mauvais ; celui-là a des effets indécelables, sauf à des doses absolument irréalistes.
Telle est sans doute la source des multiples mythes cannabiniques qui contribuent puissamment à embrouiller les esprits et à envenimer le débat. La plupart proviennent des promoteurs des multiples campagnes anticannabis qui, en quête d'arguments chocs dans un domaine où la prudence scientifique devrait être de rigueur, n'hésitent pas à recourir à de surprenantes simplifications. Le quart d'heure pendant lequel les effets du THC sont relativement incapacitants* devient facilement vingt-quatre heures sous une plume non avertie, tandis que les résultats - négatifs pour qui sait lire des statistiques - d'une étude américaine évaluant ses effets chez les pilotes de ligne sont présentés comme positifs. Tel minis-tre de la Santé, sacrifiant l'objectivité scientifique sur l'autel de la lutte anti-drogue, n'a pas hésité à prétendre que quatre heures après la consommation de cannabis un pilote se pose à cinq mètres de l'axe de la piste, à vingt mètres au bout de douze heures et à quarante mètres au bout de seize heures(7)... alors que l'enquête montrait que la consommation de cannabis par un pilote jeune ramenait, au pire, ses performances à celles d'un pilote un peu plus âgé(8).
L'argumentation anticannabinique s'articule ordinairement en trois phases. Tout d'abord, le cannabis est dangereux pour la société. Il est ensuite mauvais pour la santé. Enfin, il mène aux drogues dures.
Le fait que le THC soit décelable dans les urines jusqu'à un mois après la consommation de cannabis, contrairement à la plupart des autres stupéfiants, suffit à fausser toute estimation statistique sur le premier point. Une étude sur deux mille accidents de la circulation réalisée aux Etats-Unis par la National Highway Traffic Safety Administration a par exem-ple trouvé 6,7 % de tests positifs, mais plus des deux tiers des conducteurs en question avaient aussi absorbé de l'alcool. Les admissions d'urgence à l'hôpital mentionnent 6,2 % de cas impliquant le cannabis. Un chiffre à tempérer car le produit est, dans 40 % des cas, consommé avec de l'alcool, et dans 20 % des cas avec de la cocaïne. L'usage avéré de cannabis seul représente, aux Etats-Unis, 1 % des urgences médicales. Quant à l'effet apathique - voire « asocial » - du cannabis, il repose une question éternelle, car sans solution : consomme-t-on un tel produit pour résoudre un malaise psychique, ou certains troubles psychiques sont-ils dus à sa consommation ? Les statistiques, là encore, ne permettent pas de conclure à la nocivité du cannabis.
Parmi les arguments sanitaires sérieux, sont souvent évoqués les troubles du système reproducteur et les répercussions sur le foetus de la consommation de cannabis par les femmes enceintes. Toutefois, aucune des études épidémiologiques menées à ce jour n'a décelé le moindre effet du cannabis sur la fertilité ; l'une d'entre elles a seulement trouvé une légère diminution de concentration spermatique... chez un individu astreint à fumer vingt cigarettes de marijuana par jour pendant un mois ! La forte concentration de récepteurs du THC avant la naissance et le caractère lipophile de ce produit, qui s'oriente préférentiellement vers le cerveau et les gonades, confère cependant quelque plausibilité à cette thèse. En 1995, des chercheurs de l'université du Kansas ont ainsi mis en évidence in vitro un effet du THC sur l'embryon de souris(9), effet qui reste néanmoins imperceptible dans les études épidémiologiques. Une éventuelle action néfaste du produit, qui reste à prouver, serait en tout cas à mettre en balance avec ses emplois thérapeutiques reconnus(10) : antinauséeux et antivomitif utilisé par les cancéreux traités par chimiothérapie, le cannabis est très illégalement apprécié des glaucomateux (il abaisse la pression intra-oculaire), et des personnes atteintes du sida, dont il stimule l'appétit(11).
Le cannabis serait-il alors le premier rouage menant aux drogues dures* ? La France, selon un sondage de la SOFRES datant de 1992, compterait près de cinq millions de fumeurs ayant consommé au moins une fois du chanvre indien dans les trois dernières décennies, alors que, selon les diverses données disponibles, il y aurait entre cinquante et deux cent mille toxicomanes dépendants de la cocaïne ou de l'héroïne. Aux Etats-Unis, en 1993, 16 % des étudiants fumeurs de cannabis avouaient avoir essayé la cocaïne, mais ce chiffre n'était que de 1,8 % aux Pays-Bas. Sans doute faut-il y voir un effet de la légalisation contrôlée, qui permet aux jeunes Hollandais de se procurer du cannabis sans se voir simultanément proposer de la cocaïne ou de l'héroïne. Il est néanmoins évident que beaucoup de toxicomanes ont commencé par le cannabis, ce qui pose le problème de l'inégalité devant la dépendance. Le cannabis ne déclenche aucune dépendance physique, mais le risque n'est pas nul qu'il mène une petite minorité d'individus à une dépendance plus sévère. Ce risque n'est en tout cas pas supérieur à celui encouru par les consommateurs de drogues dures : sur mille patients traités à la morphine pour raisons médicales, quatre seulement deviennent dépendants.
Malgré les multiples obstacles auxquels elle se heurte, l'élucidation du mode d'action du cannabis reste une urgence scientifique. Elle seule peut dépassionner le débat et ramener à la raison les fantasmes qui l'animent aujourd'hui, et qui ont récemment gagné les vestiaires des stades de football (voir l'encadré). A cet égard, l'éditorial du Lancet cité plus haut était décidément prémonitoire : « Le cannabis est devenu l'enjeu d'une partie de football politique, concluait-il, une partie que les gouvernements ne cessent d'ajourner. Comme les ballons de football, cependant, il ne cessera de rebondir. Tôt ou tard les politiciens devront cesser de se voiler la face et se rendre à l'évidence : le cannabis en lui-même n'est pas un danger pour la société, mais persister à le diaboliser peut en être un. »
Jean-Pol Tassin, Nicolas Witkowski
Peut-on se doper au cannabis ?
« Le cannabis fait partie des produits interdits sur la liste du CNOSF [Comité national olympique et sportif français], et nous, nous luttons contre le dopage » affirmait fin janvier le président de ce comité, Henri Sérandour(1).

« Le cannabis est au contraire un produit qui ne présente que des désavantages pour la réalisation d'une performance sportive. C'est un véritable facteur de désorganisation de la coordination chez l'être humain » , expliquait le docteur Peter Jan Geerlings, membre d'un centre de désintoxication à Amsterdam(1). Alors, dopant ou pas ?
Comme le souligne un médecin, Patrick Laure, dans un récent ouvrage(2), « en 1995, la définition du dopage reste floue ..., des barrières se forment entre les versions officielle, administrative et légale » , la loi du 28 juin 1989 n'arrangeant rien.
Reste une question : pourquoi des sportifs de haut niveau (83 contrôlés positifs en 1995) utiliseraient-ils le cannabis, même en consommation courante, s'il diminue réellement la performance ?
Pour Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport et spécialiste du dopage, la chose est entendue : « le cannabis est pris sciemment par certains sportifs pour pouvoir affronter l'adversaire, lutter contre le stress et la trouille que provoquent les confrontations directes, où le sportif est proche du public. Sa fonction calmante répond bien à la définition du dopage : faire fonctionner le corps au-delà de ses aptitudes. La preuve en est que ce sont uniquement dans ces sports-là, comme le football, le handball, le basket-ball ou le tennis, que l'on détecte des cas positifs . »
Un sentiment partagé par Jean-Paul Escande, président de la Commission nationale de lutte contre le dopage : les sportifs « ont une énorme pression sur les épaules. Ils peuvent être tentés par quelque chose qui les calme. » (3) .
Certes, précise Sylvie Wieviorka, psychiatre au Centre Pierre-Nicole, à Paris, « mais les techniques de contrôle ne permettent pas de différencier le THC pris juste avant une compétition, de ce qui est pris la veille ou pris une, deux ou trois semaines auparavant. A cela s'ajoute le fait que, selon sa provenance, le cannabis varie fortement en THC, et il reste bien des incertitudes à lever concernant les faux positifs . ». De quoi alimenter quelques années de recherche. J.-J.P.
(1) Libération, 24 janvier 1996.
(2) P. Laure, Le D opage , PUF, 1995.
(3) Le Monde , 1er février 1996.

L'huile de chanvre: La meilleur !

Le corps a besoin d'acide gras, et on entend souvent à la télé, Oméga 3...Oméga 6...Ce que l'on ne vous dit pas c'est qu'il faut un équilibre entre ses acides gras avec un rapport de 1/3 (pour l'humain). Si on mange un certain poisson,on en aura plus d'une sorte que d'une autre, alors il faudra manger un autre produit pour compenser, bref, un cercle vicieux auquel s'attache particulièrement notre gouvernement. Bien que l'on commence vraiment à entendre parler de vraie diététique.


Et bien l'huile de chanvre est l'huile dont le rapport oméga 3 et 6 est le plus respecté, à savoir 1/3. Donc, l'apport IDEAL pour l'être humain. C'est aussi grâce à cela que des peuples à l'époque, ont traversés des périodes de famine, en ne mangeant QUE des graines de chanvre (avec capsule).

L'huile de chanvre contient, 10 % d'acides gras saturés, 13 % d'acides gras mono-insaturés (AGMI), 77 % d'acides gras poly-insaturés (AGPI) dont 59.5 % d'oméga 6 (acide linoléique) et 17.5 % d'oméga 3 (acide gamma linolénique en majorité, acide stéaridonique)

L'huile issue de chènevis contient en outre 8 % de graisses saturées, 55 % d'acide linoléique et 25 % d'acide α-linolénique. On y trouve des vitamines du groupe B (hydrophiles) et de la vitamine E (lipophile). Seule l'huile de lin contient une plus grosse proportion d'acide α-linolénique, mais l'huile de chènevis contient plus d'acide gras essentiels (80 % du volume total de l'huile)

Certes les prix sont assez excessif, mais pour l'avoir testée, manger, se nourrir n'a plus du tout la même valeur (une salade, un peu de pain complet et le tour est joué). Votre vision de la nourriture va changer.

Belgique : Il cultivait du cannabis pour préserver la santé de ses enfants

Un sexagénaire de Péruwelz, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Tournai pour une culture de cannabis, a bénéficié, lundi, de la suspension simple du prononcé de la condamnation pour une durée de cinq ans. Il a été acquitté pour la prévention de vente de cannabis à un mineur, en l'occurrence son fils âgé de plus de 16 ans.
L'homme était poursuivi pour infraction à la loi sur les produits stupéfiants. Le ministère public lui reproche d'avoir cultivé 37 plants de cannabis.
Condamné par défaut en juin dernier, il avait écopé de neuf mois de prison avec sursis. Il avait fait opposition au jugement car il voulait expliquer au tribunal pourquoi il s'était lancé dans cette culture illicite.
"Mon but était de protéger la santé de mes trois enfants, consommateurs de cannabis. J'ai préféré produire moi-même une herbe de qualité que de voir mes enfants acheter de l'herbe qui sent le plomb, dans la rue, à des organisations mafieuses ! ", a expliqué le prévenu au tribunal.
Alors que l'avocat de la défense avait plaidé la suspension du prononcé pour cet homme à la retraite, le ministère public n'avait pas été convaincu par les explications du prévenu et avait demandé au tribunal de confirmer la peine prononcée en juin, rappelant les effets néfastes du cannabis sur la santé humaine.
Source:RTL

CANNABIS: Les fumeurs réguliers ont moins de risque d’obésité

C’est la première étude, une étude française, à estimer la prévalence de l'obésité en fonction de l'usage du cannabis. Fumer du cannabis provoque des fringales. Donc les chercheurs s’attendaient à trouver une association positive entre consommation et obésité ou prise de poids. Mais, contrairement à leur hypothèse de départ, les consommateurs seraient moins susceptibles d'être obèses que leurs homologues non consommateurs et l'usage du cannabis pourrait même favoriser la perte de poids. Des conclusions surprenantes, publiées dans l’édition du 24 août de l’American Journal of Epidemiology- qui ne doivent pas inciter à la consommation mais incitent les chercheurs à étudier plus avant le mécanisme-.

Le rôle du cannabis et des cannabinoïdes dans la régulation de l'appétit a été, mais l'association entre la consommation de cannabis et le poids dans la population générale n'est pas connue. « Le cannabis est censé augmenter l'appétit», explique le Dr Yann Le Strat, psychiatre à l'Hôpital Louis Mourier (Colombes, France). « Nous étions tellement surpris de trouver des consommateurs moins suseptibles d’être en surpoids, que nous avons pensé avoir commis une erreur."

Les chercheurs ont analysé les données de 2 grandes études américaines, la National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC; 2001–2002) and la National Comorbidity Survey–Replication (NCS-R; 2001–2003), menées sur près de 52.000 adultes américains.

· Chez les personnes qui n’avaient pas consommé de cannabis durant les 12 derniers mois, la prévalence de l’obésité est respectivement de 22 et 25,3% pour chaque cohorte étudiée,

· Chez les participants déclarant un usage au moins 3 jours par semaine, le taux de prévalence de l’obésité descend à respectivement 14,3 et 17,2% pour chaque cohorte étudiée.

Ces résultats ne sont pas affectés par le taux de tabagisme et après ajustement pour le sexe et l'âge, l'usage de cannabis reste associé à des différences de l’indice de masse corporelle entre fumeurs et non fumeurs de cannabis, pour les 2 cohortes étudiées. Les auteurs concluent que la prévalence de l'obésité est plus faible chez les utilisateurs de cannabis que chez les non-utilisateurs.

Selon le chercheur, certains composés du cannabis pourraient aider les gens à perdre du poids, ce qui pourrait faire l’objet d’autres recherches.

Source: Santélog

MDMA, héroïne, cannabis : ces drogues appelées à soigner

Une forme modifiée de l'ecstasy pourrait permettre de lutter contre les cellules cancéreuses. Voilà, en quelques mots, le résultat d'une étude britannique qui fait beaucoup parler d'elle. Ce n'est pas la première fois que des psychotropes ou autres stupéfiants dits « récréatifs » (ingérés pour « planer ») sont appelés à soigner. L'administration de « drogues » dans le cadre clinique est longtemps allé de soi.

Considérées comme de véritables médicaments, elles ont gagné leur statut de « substance illicite » quand les « malades » détournant leurs usages ou abusant de leurs effets se sont multipliés.

Avant la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 rédigée par l'ONU, les substances illicites n'étaient quasiment pas répertoriées, du moins pas au niveau international. Cette convention ne prenait pas en compte les drogues de synthèse, pourtant très en vogue à l'époque. Elle a été révisée en 1971, après la grande vague de LSD aux Etats-Unis, et elle est désormais tenue à jour avec l'aide de presque 200 signataires.

Petit tour de ces drogues récréatives utilisées pour leurs bienfaits thérapeuthiques.

L'opium : celui par qui tout est arrivé

Vieux de plus de 5 000 ans, l'opium a traversé les siècles sans trop inquiéter les médecins. Aux XVIII et XIXe siècles, ce psychotrope bénéficie même d'une excellente image ; des poètes et romanciers se réunissent pour en consommer comme d'autres joueraient au bridge.

Dans plusieurs pays, l'opium était utilisé par les médecins pour ses effets analgésiques et légèrement anesthésiques. Mais au XXe siècle, avec la multiplication des cas d'addiction, le produit commence à causer des soucis aux Etats occidentaux (la Chine ayant déjà tenté, en vain, de l'interdire sur son territoire en 1729).

La Convention internationale de l'opium, premier traité de l'histoire à réglementer l'usage d'une drogue à l'échelle mondiale, voit le jour en 1912. Il a largement contribué à poser les bases de la future convention de 1961.

L'héroïne, « médicament miracle » pour les opiomanes

Paradoxalement, à cette époque, beaucoup de patients ont traité leur addiction à l'opium par l'héroïne. Cette substance, dont les effets ravageurs étaient encore peu connus, était prescrite par les médecins qui y voyaient un « substitut » à la morphine contenue dans l'opium, l'effet d'accoutumance en moins.

Vendue librement en pharmacie, n'importe qui pouvait trouver de la poudre d'héroïne entre les bonbons pour la gorge et les pommades plantaires. Elle présente « l'avantage » d'être un anti-douleur, comme l'opium, doublé d'un antidépresseur et d'un anxiolytique, que l'on administrait parfois aux enfants nerveux ou turbulents.

La cocaïne, d'anesthésique à produit de supermarché

De la cocaïne, on retient surtout qu'elle fut longuement et vivement défendue par le psychanalyste Sigmund Freud, qui en fit au XIXe siècle le « remède miracle » à bien des affections avant de prendre conscience de sa dangerosité et de la déconseiller.

La légende dit que Freud était lui-même un grand consommateur et qu'il a prescrit ce stupéfiant à nombre de ses patients.

Avant que l'on reconnaisse les dégâts de la cocaïne, la corps médical l'utilisait comme un moyen extrêmement efficace de pratiquer des anesthésies locales.

La drogue a même fini par dépasser le cadre de la santé pour intégrer les rayons des supermarchés : on en trouvait dans de nombreux produits de la vie courante, tels que les chewing-gums, les cigarettes et les boissons sucrées… dont le Coca-Cola, qui ne présente plus de trace du stupéfiant depuis 1929.

Amphétamines et méthamphétamine : du coupe-faim au cauchemar

Synthétisées pour la première fois entre entre le XIX et le XXe siècle, lesamphétamines et la méthamphétamine sont alors utilisées pour soigner, pêle-mêle, des dérèglements du sommeil, des états dépressifs et des problèmes de surpoids, ces psychotropes agissant comme des coupe-faim très efficaces.

Le MDMA, ou ecstasy, récemment étudié dans le cadre de traitements contre le cancer (quoique sous une forme modifiée où il est dépouillé de ses substances neurotoxiques et psychoactives), est une amphétamine. Cette drogue sérotoninergique était à l'époque utilisée pour faciliter le contact avec des victimes de chocs post-traumatiques, car elle stimule la sécrétion de sérotonine, une hormone qui régule certains états émotionnels.

La dangerosité des amphétamines est surtout liée à son puissant pouvoir stimulant, qui fatigue l'organisme, et à ses effets anorexigènes (suppresseurs d'appétit).

Lucy in the Sky with Diamonds

Avant de devenir le symbole de la contre-culture américaine et d'être massivement consommé durant les années 60 par les hippies et la génération du psychédélisme, le LSD a intéressé les milieux médicaux, qui ont procédé à un certain nombre d'expérimentations malgré des résultats thérapeutiques souvent peu concluants.(Voir la vidéo)


Quelques médecins, relativement peu nombreux, ont utilisé cette substance pour traiter l'héroïnomanie et la cocaïnomanie. Contrairement aux drogues dures découvertes les siècles précédents, le LSD n'a bénéficié d'une crédibilité thérapeutique que très peu de temps.

L'utilisation thérapeutique du cannabis, toujours en débat

Le cannabis est listé dans la Convention internationale des stupéfiants de 1961, mais est aujourd'hui encore au centre des débats. (Voir le reportage de BFM TV)


Si sa consommation récréative est illégale dans la plupart des pays, son utilisation à visée thérapeutique est d'ores et déjà dépénalisée dans certains Etats, comme la Belgique, l'Espagne ou encore le Canada.

Sous des formes différentes, le cannabis médical permet de lutter contre les états nauséeux sévères (qui surviennent à cause d'une chimiothérapie, par exemple), les pertes d'appétit et certaines douleurs très spécifiques. Dans les pays où il est autorisé, sa vente est strictement réglementée.

Source: Rue89

Ps: Cannactus soutient la légalisation du cannabis mais en aucun cas soutient les drogues tel que la MDMA , l’héroïne ou la cocaine et ces dérivés qui sont des drogue violentes et dangereuse pour la santé et le bon fonctionnement du corps . Mais je relaye l'information quand même ..

Cannabis pendant la grossesse : des risques de cancers pour bébé

Une récente étude réalisée au CHU de Nantes indique que 3 % des femmes françaises enceintes consomment régulièrement du cannabis. Si les chercheurs à l'origine de cette enquête n'ont pour le moment pas suffisamment de données exploitables pour affirmer que cette pratique augmenterait le risque de malformation du bébé ou la mort subite du nourisson, ces derniers alertent les femmes enceintes sur l'association fréquente du cannabis avec des cigarettes, de l'alcool voire d'autres psychotropes.

Ainsi, in utero, le foetus est touché de plein fouet par ces substances foetotoxiques. Qui plus est, de nombreux syndromes de sevrage ont été observés chez les nouveaux-nés dont la maman avait consommé du cannabis en cours de grossesse. Enfin, des travaux récents soulignent une éventuelle possibilité pour l'enfant de développer une leucémie aigüe dans les premières années de sa vie.

Si les chercheurs attendent encore de nouvelles données pour corroborer définitivement leur thèse, ils tiennent tout de même à recommander aux futures mamans "d'arrêter ou au moins de réduire leur consommation en cas de grossesse à condition bien sûr de ne pas passer à d'autres substances tératogène ou foetotoxiques".

Source : destinationsante.com