Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies
Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.
Savages : Lutte entre hippies et cartels
Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.
INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS
Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.
Cannabis : les bons plants du Colorado
Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.
La France accro à la prohibition
Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...
Le cannabis sur ordonnance, son idée fixe
Cannabis Médical : IACM-Bulletin du 06 Octobre 2012
- Science/Royaume-Uni: Études cliniques sur l’efficacité du cannabidivarin dans le traitement de l’épilepsie
- En bref
- Un coup d'œil sur le passé
Science/Royaume-Uni: Études cliniques sur l’efficacité du cannabidivarin dans le traitement de l’épilepsie
La compagnie pharmaceutique GW Pharmaceuticals a indiqué à Reuters que les essais cliniques pourraient commencer dès 2013.
Press release by the University of Reading
Press release by GW Pharmaceuticals
Reuters du 13 septembre 2012
En bref
Dans une étude sur des personnes courant à pied sur des tapis roulants, il a été noté qu’un exercice modéré fait augmenter la concentration d’endocannabinoïdes dans le sang. En revanche, des exercices demandant soit un effort faible, soit un effort important, n’altéraient pas les niveaux d’endocannabinoïdes de façon notable. Les auteurs ont conclu que : « ces résultants sont identiques quel que soient les changements d’état psychologique liés à un exercice dont l’intensité varie, et qu’ils constituent une base pour établir l’hypothèse d’une activité de endocannabinoïde liée aux effets neurobiologiques de l’exercice physique. »
School of Anthropology, University of Arizona, Tucson, USA.
Raichlen DA, et al. EUR J Appl Physiol. 19 septembre 2012. [in press]
Dans une étude réalisée sur des rats, que l’on a cinfrontés à confrontés à des chats, le cannabinoïde CBD (cannabidiol) a réduit les réactions de peur une heure après la mise en présence avec le prédateur. Cet effet a été transmis en partie par les récepteurs 5HT1A. Les auteurs ont conclu : « nos résultats suggèrent que le CBD présente un potentiel bénéfique en cas de stress post-traumatique et que les récepteurs 5HT1A pourraient être une cible thérapeutique de traitement de ce trouble. »
School of Medicine of Ribeirão Preto, University of São Paulo, Brazil.
Campos AC, et al. J Psychiatr Res. 11 septembre 2012. [in press]
Deux cannabinoïdes qui se lient soit au récepteur CB1 (ACEA), soit au récepteur CB2 (CB65) réduisent la prolifération et la viabilité des cellules cancéreuses du foie. Les auteurs ont écrit : « ces données suggèrent que ACEA et CB65 constituent une option pour un nouveau traitement du cancer hépatocellulaire ».
Faculty of Pharmacy, and Pharmaceutical Sciences Research Center, Tehran University of Medical Sciences, Iran.
Farsandaj N, et al. Toxicol Mech Methods. 17 septembre 2012. [in press]
L’endocannabinoïde oléamide a amélioré le sommeil des rats adultes séparés de leur mère au moment de la naissance. Cette séparation avait conduit à des troubles du sommeil, qui ont été réduits par l’oléamide via l’activation des récepteurs CB1.
Departamento de Fisiología, Facultad de Medicina, Universidad Nacional Autónoma de México.
Reyes Prieto NM, et al. Pharmacol Biochem Behav. 7 septembre 2012. [in press]
Un dérivé du cannabinoïde naturel CBG (cannabigérol) a réduit l’inflammation sur un modèle animal de la sclérose en plaques. Les scientifiques ont utilisé le cannabigérol quinone.
Vivacell Biotechnology España, Córdoba, Spain.
Granja AG, et al. J Neuroimmune Pharmacol. 14 septembre. [in press]
Une étude épidémiologique incluant des personnes ayant consommé régulièrement du cannabis a montré que le risque de développer un cancer des testicules était 2 fois supérieur par rapport aux sujets n’ayant pas consommé de cannabis. 163 patients présentant ce type de cancer ont été comparés à 292 sujets contrôle pour la réalisation de cette étude.
Department of Preventive Medicine, University of California, Los Angeles, USA.
Lacson JC, et al. Cancer. 10 septembre 2012 Sep 10. [in press]
L’acide du cannabidiol, très présent dans la fibre du chanvre, a stoppé la migration des cellules cancéreuses du sein chez la femme. Avant que l’on ne les chauffe, les cannabinoïdes sont surtout présents dans le cannabis sous leur forme acide, et parmi eux le CBDA, l’acide cannabidiolique. Les scientifiques ont indiqué que : « le CBDA offre un potentiel thérapeutique permettant de contrôler la migration des cellules cancéreuses et des cellules du cancer du sein. »
Department of Molecular Biology, Daiichi University of Pharmacy, Fukuoka, Japan.
Takeda S, et al. Toxicol Lett.8 septembre 2012. [in press]
Une étude a montré qu’une concentration sanguine de 2 ng/ml de THC est associée avec un risque d’accident 4 fois supérieur par rapport à des concentrations de THC plus faibles. Les scientifiques ont comparé 337 sujets impliqués dans des accidents, dont 161 avaient consommé de l’alcool et/ou un stupéfiant. Ils avaient été sélectionnés parmi une base de 2726 conducteurs pris au hasard, et dont 301 avaient consommé de l’alcool ou un stupéfiant. Les scientifiques ont conclu : « l’étude montre que la concentration de THC est liée au risque d’accident. L’alcool et la combinaison alcool /drogue sont les substances les plus répandues parmi les conducteurs, ce qui amène un plus grand risque, tant du point de vue du nombre que de l’ampleur.
Department of Neuropsychology & Psychopharmacology, Faculty of Psychology and Neuroscience, Maastricht University, The Netherlands.
Kuypers KP, et al. PLoS One. 2012;7(8):e43496.
Free full text.
Un coup d'œil sur le passé
- Science: selon une étude observationnelle, le cannabis a un effet positif sur la maladie de Crohn
- République tchèque : le gouvernement désire que le cannabis, sous sa forme naturelle, soit disponible pour les patients en pharmacie
- IACM: résultats d’un sondage sur les méthodes d’administration du cannabis et des cannabinoïdes à usage thérapeutique
- Science: synthèse du THC par une bactérie génétiquement modifiée
- Allemagne: intention de modification de la législation sur les narcotiques en vue d’approbation du sativex
- Allemagne: l’Institut fédéral des médicaments rejette la culture du cannabis à des fins médicales
- Allemagne: le producteur de cannabis Bedrocan internationalise son activité en vue d’obtenir à terme l’approbation des autorités de santé des Etats-Unis
Jean-Vincent Placé : "prohiber le cannabis, un échec"
Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, a estimé ce soir que la "prohibition" du cannabis était "un échec absolu", la France étant un des pays où ce produit est le plus consommé.
"Pour ma part, je n'en ai jamais fumé, alors je suis très à l'aise", a observé l'élu de l'Essonne, interrogé sur le tollé soulevé par la ministre écologiste Cécile Duflot, réaffirmant son position en faveur de la dépénalisation.
Jean-Vincent Placé a estimé que la position de son parti était "moins révolutionnaire que celle de Daniel Vaillant", ancien ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin "qui propose carrément une filière publique de production et distribution façon régie de tabac".
"La politique actuelle de prohibition est un échec absolu, nous sommes un des pays qui consomme le plus", a dit Jean-Vincent Placé en soulignant les problèmes de santé publique et aussi "la délinquance que cela produit", et qui est "catastrophique à tous points de vue".
DIABÈTE: Les fumeurs de cannabis ont moins de risque de diabète
L’étude a porté sur des données sur 10.896 participants adultes à l’étude National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES III, 1988–1994), conduite par les CDC américains. Les participants ont été répartis en 4 groupes, les non-utilisateurs de cannabis : 61,0%, les utilisateurs de cannabis récents : 30,7%, modérés (1 à 4 fois/ mois) : 5,0% et « intensifs » (+ de 5 fois/ mois) : 3,3%. Les données relatives à l’IMC, consommation de tabac, d'alcool, niveau sérique de cholestérol, LDL, triglycérides...
Source:Santélog
Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies
Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal. Les patients sont souvent contraints à s'engager dans une lutte politique non seulement pour leur propre vie ou santé, mais aussi pour leur liberté. Les gens deviennent des criminels principalement à cause de la manière dont ils doivent procéder pour obtenir leur médicament. Volontairement ou non, ils deviennent souvent des citoyens militant pour leurs droits et des combattants pour la liberté. La lutte internationale pour obtenir aux malades et aux mourants l'accès au cannabis médicalement approuvé se poursuit depuis maintenant plusieurs décennies.
David R. Ford dit dans son livre Marijuana: Not Guilty As Charged (Marijuana: accusée mais pas coupable) qu'instiller une fausse peur dans le cœur des citoyens est immoral et refuser la marijuana à des personnes malades est criminel. L'interdiction de ce médicament pratiquement inoffensif et qui n'a jamais tué personne est hypocrite alors que des drogues dangereuses comme l'alcool sont légales. Ford note qu'aux Etats unis, les médecins prescrivent environ 50.000 médicaments dont un bon nombre peuvent provoquer la mort ou des effets secondaires sérieux. Et il leur est interdit de prescrire des préparations non toxiques à base de cannabis. Ford pense que de nombreux participants à la croisade anti-marijuana qui ont honnêtement conclu que la marijuana est mal, ont eu un lavement du cerveau pour en arriver là, car peu de personnes peuvent être intentionnellement aussi cruelles. Comme Stanley Milgram, un psychologue et expert des questions de désobéissances civiles de Yale a écrit que des personnes ordinaires, faisant simplement leur travail, sans hostilités particulières de leur part, peuvent devenir des agents d'un processus terriblement destructeur.
Cannabis : un stupéfiant à démystifier
Ce que l'on sait aujourd'hui de l'action du cannabis, ou chanvre indien*, tient en trois dates clés. 1964, tout d'abord, avec la découverte du principe actif, le delta- 9-tétrahydrocannabinol* ou THC(1) ; 1990 ensuite, date de la mise en évidence de récepteurs du THC dans le système nerveux central(2) ; 1992 enfin : avec les travaux de l'équipe de A.C. Howlett, de l'université de Saint Louis (Missouri), montrant que des produits endogènes libérés par des neurones du cerveau se lient aux récepteurs du THC(3) ; et avec ceux de l'équipe israélienne de Raphaël Mechoulam et du groupe américain de William Devane prouvant qu'une molécule très hydrophobe, baptisée ananda mide (de ananda, félicité en sanskrit), est fabriquée par le cerveau et se lie aux récepteurs cérébraux du THC(4).L'huile de chanvre: La meilleur !
Belgique : Il cultivait du cannabis pour préserver la santé de ses enfants
CANNABIS: Les fumeurs réguliers ont moins de risque d’obésité
C’est la première étude, une étude française, à estimer la prévalence de l'obésité en fonction de l'usage du cannabis. Fumer du cannabis provoque des fringales. Donc les chercheurs s’attendaient à trouver une association positive entre consommation et obésité ou prise de poids. Mais, contrairement à leur hypothèse de départ, les consommateurs seraient moins susceptibles d'être obèses que leurs homologues non consommateurs et l'usage du cannabis pourrait même favoriser la perte de poids. Des conclusions surprenantes, publiées dans l’édition du 24 août de l’American Journal of Epidemiology- qui ne doivent pas inciter à la consommation mais incitent les chercheurs à étudier plus avant le mécanisme-.
Le rôle du cannabis et des cannabinoïdes dans la régulation de l'appétit a été, mais l'association entre la consommation de cannabis et le poids dans la population générale n'est pas connue. « Le cannabis est censé augmenter l'appétit», explique le Dr Yann Le Strat, psychiatre à l'Hôpital Louis Mourier (Colombes, France). « Nous étions tellement surpris de trouver des consommateurs moins suseptibles d’être en surpoids, que nous avons pensé avoir commis une erreur."
Les chercheurs ont analysé les données de 2 grandes études américaines, la National Epidemiologic Survey on Alcohol and Related Conditions (NESARC; 2001–2002) and la National Comorbidity Survey–Replication (NCS-R; 2001–2003), menées sur près de 52.000 adultes américains.
· Chez les personnes qui n’avaient pas consommé de cannabis durant les 12 derniers mois, la prévalence de l’obésité est respectivement de 22 et 25,3% pour chaque cohorte étudiée,
· Chez les participants déclarant un usage au moins 3 jours par semaine, le taux de prévalence de l’obésité descend à respectivement 14,3 et 17,2% pour chaque cohorte étudiée.
Ces résultats ne sont pas affectés par le taux de tabagisme et après ajustement pour le sexe et l'âge, l'usage de cannabis reste associé à des différences de l’indice de masse corporelle entre fumeurs et non fumeurs de cannabis, pour les 2 cohortes étudiées. Les auteurs concluent que la prévalence de l'obésité est plus faible chez les utilisateurs de cannabis que chez les non-utilisateurs.
Selon le chercheur, certains composés du cannabis pourraient aider les gens à perdre du poids, ce qui pourrait faire l’objet d’autres recherches.
Source: Santélog
MDMA, héroïne, cannabis : ces drogues appelées à soigner
Une forme modifiée de l'ecstasy pourrait permettre de lutter contre les cellules cancéreuses. Voilà, en quelques mots, le résultat d'une étude britannique qui fait beaucoup parler d'elle. Ce n'est pas la première fois que des psychotropes ou autres stupéfiants dits « récréatifs » (ingérés pour « planer ») sont appelés à soigner. L'administration de « drogues » dans le cadre clinique est longtemps allé de soi.
Considérées comme de véritables médicaments, elles ont gagné leur statut de « substance illicite » quand les « malades » détournant leurs usages ou abusant de leurs effets se sont multipliés.
Avant la Convention unique sur les stupéfiants de 1961 rédigée par l'ONU, les substances illicites n'étaient quasiment pas répertoriées, du moins pas au niveau international. Cette convention ne prenait pas en compte les drogues de synthèse, pourtant très en vogue à l'époque. Elle a été révisée en 1971, après la grande vague de LSD aux Etats-Unis, et elle est désormais tenue à jour avec l'aide de presque 200 signataires.
Petit tour de ces drogues récréatives utilisées pour leurs bienfaits thérapeuthiques.
L'opium : celui par qui tout est arrivé
Vieux de plus de 5 000 ans, l'opium a traversé les siècles sans trop inquiéter les médecins. Aux XVIII et XIXe siècles, ce psychotrope bénéficie même d'une excellente image ; des poètes et romanciers se réunissent pour en consommer comme d'autres joueraient au bridge.
Dans plusieurs pays, l'opium était utilisé par les médecins pour ses effets analgésiques et légèrement anesthésiques. Mais au XXe siècle, avec la multiplication des cas d'addiction, le produit commence à causer des soucis aux Etats occidentaux (la Chine ayant déjà tenté, en vain, de l'interdire sur son territoire en 1729).
La Convention internationale de l'opium, premier traité de l'histoire à réglementer l'usage d'une drogue à l'échelle mondiale, voit le jour en 1912. Il a largement contribué à poser les bases de la future convention de 1961.
L'héroïne, « médicament miracle » pour les opiomanes
Paradoxalement, à cette époque, beaucoup de patients ont traité leur addiction à l'opium par l'héroïne. Cette substance, dont les effets ravageurs étaient encore peu connus, était prescrite par les médecins qui y voyaient un « substitut » à la morphine contenue dans l'opium, l'effet d'accoutumance en moins.
Vendue librement en pharmacie, n'importe qui pouvait trouver de la poudre d'héroïne entre les bonbons pour la gorge et les pommades plantaires. Elle présente « l'avantage » d'être un anti-douleur, comme l'opium, doublé d'un antidépresseur et d'un anxiolytique, que l'on administrait parfois aux enfants nerveux ou turbulents.
La cocaïne, d'anesthésique à produit de supermarché
De la cocaïne, on retient surtout qu'elle fut longuement et vivement défendue par le psychanalyste Sigmund Freud, qui en fit au XIXe siècle le « remède miracle » à bien des affections avant de prendre conscience de sa dangerosité et de la déconseiller.
La légende dit que Freud était lui-même un grand consommateur et qu'il a prescrit ce stupéfiant à nombre de ses patients.
Avant que l'on reconnaisse les dégâts de la cocaïne, la corps médical l'utilisait comme un moyen extrêmement efficace de pratiquer des anesthésies locales.
La drogue a même fini par dépasser le cadre de la santé pour intégrer les rayons des supermarchés : on en trouvait dans de nombreux produits de la vie courante, tels que les chewing-gums, les cigarettes et les boissons sucrées… dont le Coca-Cola, qui ne présente plus de trace du stupéfiant depuis 1929.
Amphétamines et méthamphétamine : du coupe-faim au cauchemar
Synthétisées pour la première fois entre entre le XIX et le XXe siècle, lesamphétamines et la méthamphétamine sont alors utilisées pour soigner, pêle-mêle, des dérèglements du sommeil, des états dépressifs et des problèmes de surpoids, ces psychotropes agissant comme des coupe-faim très efficaces.
Le MDMA, ou ecstasy, récemment étudié dans le cadre de traitements contre le cancer (quoique sous une forme modifiée où il est dépouillé de ses substances neurotoxiques et psychoactives), est une amphétamine. Cette drogue sérotoninergique était à l'époque utilisée pour faciliter le contact avec des victimes de chocs post-traumatiques, car elle stimule la sécrétion de sérotonine, une hormone qui régule certains états émotionnels.
La dangerosité des amphétamines est surtout liée à son puissant pouvoir stimulant, qui fatigue l'organisme, et à ses effets anorexigènes (suppresseurs d'appétit).
Lucy in the Sky with Diamonds
Avant de devenir le symbole de la contre-culture américaine et d'être massivement consommé durant les années 60 par les hippies et la génération du psychédélisme, le LSD a intéressé les milieux médicaux, qui ont procédé à un certain nombre d'expérimentations malgré des résultats thérapeutiques souvent peu concluants.(Voir la vidéo)
Quelques médecins, relativement peu nombreux, ont utilisé cette substance pour traiter l'héroïnomanie et la cocaïnomanie. Contrairement aux drogues dures découvertes les siècles précédents, le LSD n'a bénéficié d'une crédibilité thérapeutique que très peu de temps.
L'utilisation thérapeutique du cannabis, toujours en débat
Le cannabis est listé dans la Convention internationale des stupéfiants de 1961, mais est aujourd'hui encore au centre des débats. (Voir le reportage de BFM TV)
Si sa consommation récréative est illégale dans la plupart des pays, son utilisation à visée thérapeutique est d'ores et déjà dépénalisée dans certains Etats, comme la Belgique, l'Espagne ou encore le Canada.
Sous des formes différentes, le cannabis médical permet de lutter contre les états nauséeux sévères (qui surviennent à cause d'une chimiothérapie, par exemple), les pertes d'appétit et certaines douleurs très spécifiques. Dans les pays où il est autorisé, sa vente est strictement réglementée.
Source: Rue89
Ps: Cannactus soutient la légalisation du cannabis mais en aucun cas soutient les drogues tel que la MDMA , l’héroïne ou la cocaine et ces dérivés qui sont des drogue violentes et dangereuse pour la santé et le bon fonctionnement du corps . Mais je relaye l'information quand même ..Cannabis pendant la grossesse : des risques de cancers pour bébé
Une récente étude réalisée au CHU de Nantes indique que 3 % des femmes françaises enceintes consomment régulièrement du cannabis. Si les chercheurs à l'origine de cette enquête n'ont pour le moment pas suffisamment de données exploitables pour affirmer que cette pratique augmenterait le risque de malformation du bébé ou la mort subite du nourisson, ces derniers alertent les femmes enceintes sur l'association fréquente du cannabis avec des cigarettes, de l'alcool voire d'autres psychotropes.
Ainsi, in utero, le foetus est touché de plein fouet par ces substances foetotoxiques. Qui plus est, de nombreux syndromes de sevrage ont été observés chez les nouveaux-nés dont la maman avait consommé du cannabis en cours de grossesse. Enfin, des travaux récents soulignent une éventuelle possibilité pour l'enfant de développer une leucémie aigüe dans les premières années de sa vie.
Si les chercheurs attendent encore de nouvelles données pour corroborer définitivement leur thèse, ils tiennent tout de même à recommander aux futures mamans "d'arrêter ou au moins de réduire leur consommation en cas de grossesse à condition bien sûr de ne pas passer à d'autres substances tératogène ou foetotoxiques".
Source : destinationsante.com
