Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

Cannabis. Cécile Duflot continue à défendre la dépénalisation

Interrogée ce mardi matin sur l'antenne de BFMTV, Cécile Duflot a renouvelé son appel en faveur de la dépénalisation du cannabis. la nouvelle ministre du Logement a toutefois précisé qu'elle le faisait en tant que secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts et non en tant que membre du gouvernement Ayrault. François Hollande s'est jusqu'à présent opposé à cette mesure.
"Il faut considérer le cannabis comme l'alcool ou le tabac", défend Cécile Duflot qui au nom d'Europe Ecologie Les Verts, dont elle est encore la secrétaire nationale, continue de défendre la dépénalisation du cannabis.


Selon elle, il s'agit là de santé publique, considérant qu'une bonne politique de prévention ne passera que par cette dépénalisation. "C'est une position très pragmatique", a défendu la ministre.


Cette position défendue par Cécile Duflot et par son parti n'est actuellement pas partagée par le président Hollande. Suite à une proposition faîte en avril dernier par le sénateur-maire PS de Dijon François Rebsamen, François Hollande avait déclaré que "consommer du cannabis devait rester un délit". 

Cannabis : Un nouveau projet à New York


Le gouverneur de l'Etat de New York a proposé lundi aux législateurs de changer une loi locale pour dépénaliser la possession "en public" de cannabis pour consommation personnelle, afin de mettre fin aux discriminations liées à un texte qu'il juge ambigu.
Le maire de la ville de New York, Michael Bloomberg, s'est dit peu après en faveur d'une telle modification, selon un communiqué. Actuellement, dans l'Etat de New York, la possession privée de moins de 25 grammes de cannabis est passible d'une simple amende de 100 dollars, sauf si le cannabis est "exhibé en public", auquel cas il s'agit d'un délit, selon les termes de la loi actuellement en vigueur.
L'initiative du gouverneur vise à faire sauter cette distinction source de flou juridique et de discriminations au détriment des Noirs et des Hispaniques qui sont plus concernés car plus souvent contrôlés, selon le gouverneur, le démocrate Andrew Cuomo.
Source:Europe1

Moi, Antoine, 19 ans, je fume du cannabis régulièrement

Cannabis, image d'illustration (ALFRED/SIPA)
Cannabis, image d'illustration (ALFRED/SIPA)

Un tiers des 15-16 ans ont déjà fumé du cannabis, et alors ? Ce chiffre ne m’étonne pas du tout. J’ai 19 ans et dans ma tranche d’âge, je pense qu’ils sont nombreux à avoir tenté l’expérience.

Mon premier joint, je l’ai fumé quand j’avais 15 ans. C’était avec des cousins lors d’une soirée. À aucun moment, je n’ai hésité. Tout le monde en parlait, tout le monde le faisait, tout le monde me disait "c’est génial", alors j’ai eu envie de me faire ma propre idée.

Résultat : aucun effet. Alors j’ai continué…  Au bout d’un moment je me suis senti relaxé et euphorique. C’était agréable et je ne regrette pas.
Je ne fume que dans certaines occasions, essentiellement en soirées. Seul, c’est comme l’alcool, je trouve ça glauque et ça perd tout son intérêt.

Quand on en a envie, mes amis et moi, on s’en achète. Au début, quand tu veux t’en procurer, tu flippes forcément, tu te dis que tu vas te faire coincer par les flics. Ça ne m’est encore jamais arrivé. Aujourd’hui, j’essaye d’être plus prudent en passant par des potes.

Essayer ce qui est interdit

Je fais ma scolarité dans un internat et entre camarades de classe, c’est quelque chose qu’on évoque sans problème : "Est-ce que tu en as ?", "Est-ce qu’elle était bonne ?" Je pense qu’aujourd’hui, il est beaucoup plus facile d’en parler sans être gêner. En pension, c’est l’une de nos activités principales. Ça fait passer le temps quand on s’ennuie. L’idée, c’est vraiment de partager et de s’amuser entre potes. Et puis, on aime bien le côté illégal : si on se fait choper, on risque d’être renvoyer de l’établissement.

À l’école, nous avons déjà été alertés sur les effets des drogues, mais ça ne m’a pas stoppé pour autant. C’est un peu comme l’alcool et la cigarette, tu sais que c’est mauvais pour la santé, tu connais les dangers, mais tu le fais quand même.

Tout est une question d’âge. À 15 ans, tu as envie d’expérimenter, d’essayer tout ce qui est interdit. Ce qui est prohibé devient par essence bien plus attractif. Mes parents savent que je fume des joints, mais ils ne me disent rien. On évite juste d’en parler et j’essaye de rester le plus discret possible. De toute façon, si un jour ils décidaient de réagir et de me l’interdire…  je continuerai malgré tout.

Un jour, j’ai testé la coke. Une expérience que je ne réitérerai pas, c’est bien trop dangereux. Je n’ai pas envie que mon comportement change du tout au tout. Avec le cannabis, je prends moins de risque, j'ai l'impression d'être maître de moi et puis j’en préfère aussi les effets.

Dépendant ? Jamais.

Il  m’arrive de ne pas consommer pendant 8 mois, et parfois au contraire je suis capable de fumer 2 ou 3 joints par jour. Ça dépend de mon état, de mon envie et aussi de mon portefeuille, car ça coute cher et parfois vous n’avez pas envie de dépenser tout votre argent de poche pour ça.

Je pense qu’il y a bien plus de préventions sur les risques de la consommation d’alcool, qu’il n’y en a sur le cannabis. Personnellement, j’ai l’impression de prendre moins de risque quand je fume un joint que quand je bois. Je ne risque pas de faire un coma éthylique, et de toute façon j’évite de faire des mélanges. Ce genre de scénario se finit souvent mal.

Est-ce que je suis dépendant ? De la cigarette, oui, sans hésitation. En revanche, parce que je ne suis pas un grand consommateur, je suis persuadé que je pourrais arrêter ma consommation de cannabis du jour au lendemain. Je n’en ai juste pas envie.

Propos recueillis par Louise Auvitu

Source : Le+nouvelOBS

Le cannabis de la paix

















Par MARCELA IACUB
En dépit des positions peu courageuses prises par François Hollande lors de la campagne présidentielle, la légalisation du cannabis pourrait devenir l’un des grands enjeux du prochain quinquennat. Ceci moins par les nombreuses voix de gauche favorables à une telle mesure que par l’impact que celle-ci pourrait avoir sur les politiques sécuritaires. En effet, l’un des principaux arguments des pourfendeurs du régime actuel de prohibition est celui de la paix sociale. A leurs yeux, si on légalisait le cannabis, les mafias disparaîtraient et avec elles les assassinats, les vols et toute une économie parallèle nourrie d’illégalités, de violence et d’exclusion.
Plus encore, les énormes coûts de cette violence que l’Etat ne cesse de déployer dans sa guerre contre la drogue disparaîtraient eux aussi. C’est pourquoi l’enjeu de la légalisation du cannabis est, comme dans les westerns, le triomphe de la loi sur la guerre. Non pas d’une loi pour faire la guerre, mais au contraire pour y mettre fin et pour jouir sous l’empire de la loi des bienfaits de la paix. Dans son livre Legalise It(éditions l’Esprit frappeur), Francis Caballero, auteur du célèbre Droit de la drogue, développe ces arguments d’une manière si convaincante que le lecteur, loin d’être satisfait, est saisi avec effroi par une question lancinante : comment les pays démocratiques peuvent-ils continuer à interdire ? La démonstration de Caballero est si claire et comme indiscutable qu’il n’y a qu’une seule explication qui semble plausible : c’est parce qu’ils souhaitent que cette criminalité continue. S’ils font leur guerre à la drogue, ce n’est pas pour la terminer mais pour pouvoir continuer à la faire sans jamais s’arrêter. L’histoire juridique de cette guerre que Caballero décrit dans ses étapes fondamentales nous permet de comprendre son utilité politique et institutionnelle.
Commencée au début des années 70, elle a non seulement généré des mafias et de la délinquance ordinaire mais aussi un véritable droit d’exception pour leur faire face. Un droit d’exception qui est loin de concerner une population réduite et bien ciblée comme celui qui combat le terrorisme, par exemple. Le droit d’exception né de la guerre contre la drogue concerne des masses de population très vastes. Aux Etats-Unis, le quart de la population carcérale, soit environ 500 000 personnes, est composé de personnes condamnées pour affaires de drogue. Et loin de viser des entreprises criminelles ponctuelles et cernées, le droit d’exception contre la drogue vise et affecte les manières ordinaires de vivre.
On sait que, dans les pays démocratiques, les usagers de cannabis se comptent par millions, la France étant le plus grand consommateur en Europe. Francis Caballero décrit ainsi une à une les entorses faites aux droits et aux libertés des citoyens que la guerre contre la drogue a entraînées et qu’elle a installées d’une manière permanente dans l’ordre juridique. Entorses qui abîment le droit en transformant ces règles exceptionnelles en autant de précédents, prêts à s’étendre petit à petit vers des nouveaux domaines. Droit d’exception qui a permis par la suite de traiter d’autres infractions pénales selon la même logique dérogatoire, comme c’est le cas de la criminalité sexuelle ou du proxénétisme. Droit d’exception que les politiques sécuritaires actuelles cherchent à étendre à l’ensemble des infractions et, qui plus est, à transformer la logique répressive en une autre préventive, de sorte que l’ensemble des citoyens se trouve sous contrôle.
Comme si la guerre contre la drogue avait été le laboratoire des politiques sécuritaires qui allaient connaître un tel succès depuis le milieu des années 70, et dont le but est d’affaiblir le régime des droits et des libertés individuels, l’un des traits les plus importants des démocraties développées : non seulement les droits et les libertés de la minorité des délinquants mais ceux de la population dans son ensemble.
Cette analyse nous permet de faire une lecture originale des usages politiques de l’insécurité. Il s’agirait moins de satisfaire le besoin qu’auraient les masses de haïr et de punir la minorité des criminels et des délinquants pour se consolider comme groupe, pour se distraire, pour jouir des punitions légitimes qu’elles infligent, que d’instaurer un nouveau rapport de pouvoir entre l’Etat et les individus au détriment de ces derniers. Comme si les masses fascinées par la démagogie pénale cherchaient en vérité à se punir, à s’affaiblir elles-mêmes, tout en croyant qu’elles s’acharnent sur la minorité de délinquants et des criminels.
Et c’est sur ce point que l’on peut tracer des parallèles entre la démagogie pénale actuelle et le fascisme de jadis où la volonté des masses de détruire les minorités cachait celle de se détruire elles-mêmes. C’est pourquoi la légalisation du cannabis a une telle importance, non seulement pratique mais aussi symbolique.
Parce que la guerre contre la drogue a été le point de départ des politiques sécuritaires, la légalisation du cannabis pourrait, tel un remords, devenir la première décision politique visant à les défaire.
Source:Liberation 

ENCOD : Bulletin n°88 sur les politiques des drogues en Europe

BULLETIN ENCOD SUR LES POLITIQUES DES DROGUES EN EUROPE
JUIN 2012
NE PERDONS PLUS DE TEMPS, LA PROHIBITION A ÉCHOUÉ

La session 2012 de la Commission des Stupéfiants de l’ONU à Vienne , plutôt décevante, et le 50ème anniversaire de la signature de la Convention Unique sur les Stupéfiants de 1961, ont provoqué une réaction scientifique et politique généralisée, en faveur de la réforme et de la modernisation du système mondial de contrôle des drogues.

Ce système a, paraît-il, été conçu pour créer un monde plus sûr et plus sain grâce à "l’élimination ou la réduction significative" de l’offre et de la demande des drogues illicites. Comme l’indique de nombreux rapports, et surtout le " Rapport Reuter-Traumann " financé par la Commission Européenne, cinquante ans de prohibition ont apporté exactement le contraire : l’augmentation de l’offre et de la demande. Étant donné que les politiques prohibitionnistes n’ont pas atteint leurs objectifs, et que leur coût est beaucoup plus important que ce qu’elles rapportent, il est nécessaire et urgent de les réformer en faveur d’une régulation légale.

Même d’anciens hauts fonctionnaires des États-Unis, dont les prédécesseurs ont été à l’origine de cette politique criminelle, ont déclaré récemment que la guerre contre les drogues avait échoué, générant un coût social et économique très important ( augmentation des emprisonnements, des morts, des dommages causés aux consommateurs, de la criminalité liée à l’abus de drogues et aussi du coût de la répression ). Parallèlement, cette guerre a généré des gains extraordinaires pour le crime organisé, favorisant la corruption au niveau de la société ainsi qu’au plus haut niveau de l’état.

Les effets de la prohibition sont énormes. Le Rapport de 2011 de l’Observatoire Européen des Drogues et de la Toxicomanie (OEDT)signale que l’Europe s’affronte à de nouveaux défis concernant les modes de consommation et de trafic de drogues, dans le même temps apparaissent des signes préoccupants du marché des drogues synthétiques et en général des modes de consommation qui se caractérisent par des mélanges de plus en plus variés. La consommation simultanée de plusieurs drogues, y compris de mélange de drogues illicites avec l’alcool, ou encore de médicaments avec des substances non contrôlées est devenue le mode de consommation le plus courant en Europe.

Selon les données officielles du "Rapport Mondial des Drogues 2010 de l’ONUDD", depuis 1998 la production potentielle mondiale d’opium a augmenté de 78 %, et l’usage de la cocaïne et du cannabis se développent régulièrement. En Europe, le nombre de consommateurs de cocaïne a doublé durant la dernière décade et l’on estime qu’au niveau mondial, entre 155 et 250 millions de personnes ( soit de 3,5 à 5,7 % de la population âgée de 15 à 64 ans ) ont utilisé des substances illicites au moins une fois dans le courant de l’année 2008. Le rapport estime à 5 millions le nombre de consommateurs de cocaïne et à 3,5 millions celui des consommateurs d’opiacés en Europe. En 2008 le nombre de personnes considérées comme ayant une consommation problématique de drogue était situé entre 16 et 38 millions soit de 10 à 15 % des consommateurs. Concernant le cannabis on estime à 190 millions le nombre de consommateurs au niveau mondial et à 30 millions en Europe. Selon le même rapport, le volume annuel du marché mondial des drogues est estimé à 400 milliards de dollars, le marché du cannabis en Europe dépasse les 35 milliards.

Le Rapport 2008 de l’Observatoire Européen des Drogues et de la Toxicomanie (OEDT) mentionne que le coût de la prohibition, c’est à dire des dépenses publiques liées aux politiques des drogues en Europe, se situe entre 34 et 40 millions d’euros chaque année (90% pour le contrôle et la répression, 10% pour la santé et la prévention). Ce même rapport signale qu’au niveau de l’Europe, 60% des condamnés à la prison pour délit concernant les drogues sont des consommateurs de cannabis inculpés pour possession.

Dans mon pays, la Grèce, les effets de la prohibition et des politiques répressives des drogues des dix dernières années sont accablants. La consommation de plusieurs drogues est un problème incontrôlable et on s’attend à une augmentation spectaculaire, à cause de la crise économique actuelle, de la consommation parmi les jeunes et les populations marginales. On s’attend par contre, à une diminution des crédits apportés à la santé publique.En 2011 presque la moitié de la population carcérale, l’était pour un délit en relation avec les drogues et pour une majorité d’entre eux pour possession et usage. Par ailleurs on a constaté une augmentation dramatique de 100% des cas de VIH/SIDA chez les consommateurs d’héroïne ; une nouvelle drogue synthétique (shisa) faite de détergents chimiques est la plus consommée surtout parmi les consommateurs d’opiacés ayant migré vers les centres urbains ; 6 000 personnes sont dans l’attente des programmes de méthadone du réseau Reitox alors que le nombre des consommateurs problématiques d’héroïne recensés dépasse 27 000 personnes vivant dans des conditions déplorables.

Il y a quelques mois on a failli avoir une victoire, malheureusement le système politique instable et les mesures d’austérité ont empêché sa réalisation. Après sept ans d’une campagne de lobby intense nous avions obtenu l’introduction d’un nouveau projet de loi sur les drogues au Parlement grec qui nous offrait des solutions pérennes. Alors que tout semblait aller dans la bonne direction : on allait dépénaliser l’usage et la possession de toutes les drogues et faire en sorte que la culture de cannabis pour usage personnel soit considérée comme un délit mineur. Malheureusement, une minorité conservatrice s’y est radicalement opposée et malgré que le projet de loi soit passé par la Commission Parlementaire il n’a jamais été traité en session plénière. Nous espérons qu’après les prochaines élections, une coalition gouvernementale progressiste débloquera la nouvelle loi sur les drogues.

Nos demandes sont plus urgentes que jamais :

- Mettre fin à la criminalisation, à la marginalisation, et à la stigmatisation des consommateurs de drogues.

- Expérimenter des modèles alternatifs de régulation légale des drogues, en particulier pour le cannabis ( les Clubs Sociaux du Cannabis tels qu’ils existent en Belgique et en Espagne devraient être valorisés ).

- Offrir une protection sociale et des services de traitement aux personnes qui en ont besoin.

- Garantir la disponibilité d’une diversité de traitements, y compris des programmes de traitement à base d’héroïne, des accès à des seringues et d’autres programmes de réduction des risques.

- Apporter une information scientifique objective sur la prévention et la réduction des risques.

- Remplacer les politiques des drogues et les stratégies soutenues par l’idéologie et le "politiquement correct" par des politiques juridiques responsables et des stratégies basées sur la science, la santé, la sécurité et les droits humains et adopter des critères adaptés pour leur évaluation.

Dernièrement, en Amérique Latine, sont apparues de nombreuses initiatives d’anciens et d’actuels chefs d’état, faisant la promotion d’un modèle de régulation légale afin de combattre la délinquance organisée. Le président du Costa Rica a récemment déclaré, suivant l’exemple du président du Guatemala, que la légalisation des drogues en Amérique Latine pourrait diminuer la violence et la criminalité.

Le président du Mexique et celui de Colombie se sont exprimés dans le même sens. Ceux du Guatemala, du Costa Rica et de Panama ont célébré un sommet historique sur la légalisation des drogues, et, pour la première fois les chefs d’état des différents pays se sont réunis pour débattre de façon explicite sur la fin de la guerre aux drogues telle que nous la connaissons.

Pour conclure, les réactions spasmodiques de répression, comme l’introduction de la "carte-herbe" aux Pays-Bas dernièrement, donnent clairement les signes d’un animal moribond. Nous allons cultiver nos droits fondamentaux et lutter pour l’évidence jusqu’à ce qu’à l’avènement de la vérité, qui est la meilleure prévention.

Par Michalis Theodoropoulos

Membre du comité exécutif d’ENCOD, assistant parlementaire du Groupe des Verts au Parlement Européen.

Source:Encod

Vaporisation: Une nouvelle façon de consummer

Consommer du cannabis sans mettre sa santé en danger, c'est maintenant possible grâce aux vaporisateurs. Ces appareils qui connaissent un succès grandissant en France permettent en effet d'éviter les substances nocives associées à la combustion comme le monoxyde de carbone. 

Par Olivier F pour SoftSecret

Pour ceux qui ne connaitraient pas encore le principe, il s'agit de chauffer par convection la plante ou la résine à une température d'environ 200° C. Les substances actives comme le THC se détachent ainsi sous forme de vapeur qui sera ensuite absorbé à l'aide d'un tube alimentaire ou d'un ballon pour le Volcano.


C'est une fumée beaucoup plus douce qui ne contient pas les substances cancérigènes que l'on trouve dans la fumée issue de la combustion.


Même si il existait auparavant quelques modèles expérimentaux comme le Tilt, les premiers vaporisateurs ont été commercialisés aux états unis dans les années 90. Mais c’est seulement à partir de 2001 avec l’arrivée du Volcano sous l'impulsion de l'association NORML (regroupement d'amateurs de cannabis aux USA) que le principe de la vaporisation a commencé à susciter de l'intérêt chez les amateurs de cannabis.
 Le Volcano, c'est cet appareil étrange qui ressemble un peu à une tajine et que certains ont aperçu pour la première fois dans la série Weeds. C'est à l'heure actuelle le vaporisateur le plus vendu dans le monde et les ventes ont connu l'année dernière une progression de 50 %. 


Médical ou récréatif
 Ces appareils s'adaptent aussi bien aux usages médicaux que récréatifs. Céline qui est atteinte de fibromyalgie l'utilise depuis plus d'un an avec la bénédiction de son médecin : " Moi qui n'est jamais fumé de tabac, j'ai pu essayer enfin ce traitement 100 % naturel bien plus efficace que les médicaments et cela sans aucun effet néfaste pour la santé".  


Franck est ce que l'on peut appeler un usager récréatif. Depuis l'âge de 18 ans il fume presque quotidiennement du tabac et du cannabis. A 40 ans, il décide d'arrêter totalement le tabac : " Le vaporisateur m'a beaucoup aidé. Je n'utilise que de l'herbe pure et je trouve l'effet du cannabis encore plus plaisant qu'avec un joint classique."


Un enthousiasme partagé par de nombreux usagers jeunes ou moins jeunes. 


L'un des avantages de la vaporisation est également l'économie de substance ainsi réalisée. Effectivement, le processus de combustion fait qu'environ 50 % du THC n'est pas utilisé. 


Néanmoins, certains utilisateurs rapportent au contraire une augmentation de 30 % sur certains modèles.

 Fixe ou portable

 Le principal inconvénient du vaporisateur est son prix qui reste relativement élevé.Pour un vaporisateur fixe de qualité il faut compter un minimum de 250 euros. Ce sont des appareils d'une taille relativement importante qui nécessitent une prise électrique à chaque utilisation. Le vaporisateur portable permet une utilisation nomade et présente l'avantage d'une certaine discrétion par rapport à un joint classique.

 Franck utilise le modèle Arizer Solo avec une autonomie de trois heures. "Le vapo dégage une légère odeur comparable à celle d'une plante en floraison que les gens trouvent en général agréable contrairement à celle de la fumée provoquée par la combustion." Sa petite taille permet donc de l'utiliser dans les lieux publics. Les non initiés pourront le confondre avec un appareil médical comme un inhalateur pour asthmatique. 

Le modèle iolite est le vaporisateur portable le plus connu et c'est actuellement le plus vendu. 

Certains modèles possèdent un variateur de températures. Ce n'est pas le cas de tous les vaporisateurs et c'est un point important car ajuster la température permet de vaporiser certains cannabinoïdes qui peuvent être intéressants notamment pour un usage médical. 

Signalons qu'il existe également des modèles beaucoup moins chers. Ce sont les vaporisateurs non électriques que l'on chauffe avec un briquet. C'est un procédé beaucoup moins fiable car il est plus difficile d'obtenir une température stable.et de vaporiser de façon optimale l'ensemble des cannabinoïdes. 

Vapo made in France

 A l'heure ou de nombreux hommes politiques font la promotion du "made in france", l'Herborizer, est un bel exemple de réussite. 

"Notre chiffre d'affaire a été doublé en 3 ans" nous explique Sebastien Richez, son créateur et fabricant.

 Le slogan de la marque "better for your health, better for your high" peut se traduire en français par "meilleur pour la santé, meilleur pour la défonce" 

L'Herborizer a été conçu en 2005 dans l'Aveyron et l'entreprise est actuellement localisée dans la petite ville de Bédarieux dans le département de l’Hérault. Voila une région au climat ensoleillé ou existe depuis longtemps une tradition de la culture du cannabis en plein air.

 "A l'époque, je fabriquais déjà des chilums et des pipes en verre, j'ai décidé de concevoir un vaporisateur car, en tant qu'utilisateur, les modèles disponibles ne me convenaient pas." 

L'appareil en verre brocilliate, soufflé à la bouche par des souffleurs au chalumeau est fabriqué de façon artisanale avec un système exclusif de convection à chaleur tournante. 

C'est actuellement le seul vaporisateur fabriqué en France. Il existe plusieurs modèles. Durant sa conception l’accent a été mis, grâce au procédé exclusif, sur la préservation des saveurs durant la vaporisation L’Herborizer a été primé deux fois à la High Times Cannabis en Hollande. 

Plusieurs modèles sont proposés : version tube ou sphérique, avec ou sans variateur de température. 

Il existe un modèle également unmodèle nommé "Vaporisateur custom" totalement personnalisable.

 Il y a donc une forte progression des ventes mais la France est un toujours un peu en retard. "Nous réalisons 70 % d également nos ventes à l'export" poursuit Sébastien.Par ailleurs, l'entreprise fabrique depuis cet été tout le système de vaporisation (verre inclus) du nouveau vaporisateur allemand RooR Vapor.

 Sur la page Facebook de Herborizer , on peut trouver une sympathique sélection musicale appelé " Musiques de chanvre". 

Magasins 

A paris, vous pouvez acheter un vaporisateur à la librairie Lady Long Solo situé rue Kleber dans le 11 ème arrondissement de Paris. La librairie est spécialisée, entre autres, dans les livres sur le cannabis. Le libraire Michel Sitbon, "cannactiviste" engagé avec l'association Cannabis sans frontières nous explique : "Si je vends des vapos, c'est pour le bien public". Par ailleurs, cela permet de diversifier un peu les activités dans un secteur en crise qui est celui de l'édition.

La librairie vend des vaporisateurs depuis 3 ans. Il y-a ici un grand choix d'appareil distribués par la Centrale Vapeur. Vous trouverez ici de bons conseils pour vous aider à faire votre choix. Le plus vendu est le portable Vapor Smoke mais Michel préfère les modèles fixes : "Je les trouve beaucoup plus efficaces". Il en a essayé plusieurs et a particulièrement apprécié le Silver Surfer.

On peut également acheter un vaporisateur, à Paris, à la boutique du musée du fumeur, ce qui est paradoxal car avec un vapo, on ne fume pas : on vaporise !

 Si vous n'avez pas la chance de venir à dans la capitale vous pouvez également commander votre vapo directement sur le site de la Centrale Vapeur et il existe plusieurs autres sites français ou étrangers sur lesquels on peut commander. Il n-y-a pour l'instant pas beaucoup de boutiques qui vendent ce type de produit en province. 

En dehors des sites marchands, on trouve également sur le web, de nombreux sites ou forums en français ou en anglais consacrés à la vaporisation qui vous aideront à comparer les différents modèles. 

Le futur du cannabis ?

 Devant l’enthousiasme des usagers et des nouveaux venus qui sont souvent agréablement surpris, nous nous sommes posé la question : n-y-a-t-il aucun inconvénient à utiliser un vaporisateur et est-ce vraiment aussi bien qu’un "spliff" traditionnel ? 

Jean Claude qui utilise le modèle Life Saber nous explique : 
"Je suis globalement très satisfait mais je vois quand même un petit inconvénient : c’est le temps passé à consommer car en mettant la même dose que dans un joint classique, je mets deux fois plus de temps à vaporiser, soit 20 minutes au lieu de 10" 
"De toute façon" nous dit Lionel, un autre usager "Le vapo, qu’il soit fixe ou portable demande toujours de l’électricité à un moment donné, ce qui n’est pas toujours très pratique quand on est, par exemple, à la plage" 

Même si certains portables sont de petite taille, la plupart sont relativement encombrants et toujours plus lourds qu’un paquet de feuilles à rouler.

Le vaporisateur incarne parfaitement un nouveau type d’usager : citoyen éclairé et écologiste convaincu, il rejette le tabac et préfère les produits bios. Il fait attention à ce qu’il consomme, ce qu’il mange, comment il se déplace…. Il est donc logique qu’il se préoccupe de la qualité de son cannabis et de la manière dont il l’ingère.

Nous sommes donc loin de l’image du toxicomane inconscient ou auto destructeur que certains aimeraient associer à l’amateur de cannabis. 

Dans les prochaines années, le prix des vaporisateurs va probablement baisser et les usagers de ce type d’appareil seront de plus en plus nombreux. 

Mais on aimera toujours de temps en temps se rouler un bon vieux joint à l’ancienne.

Le nouveau SoftSecret magazine est sortie ! Numéro spécial variétés 2012

Le nouveau SoftSecret magazine est sortie ! Numéro spécial variétés 2012 .

Au sommaire : 
-Les news .
-Le premier coffee shop design au monde .
-Cours de culture de cannabis pour débutants
-Spécial Variétés 2012 12 autoflorissantes pour des récoltes rapides , 12 saveurs exquises , 12 Indicas qui font rêver ,12 Sativas pour voler haut , 12 plantes très puissantes , 12 plantes hautement productives , 12 plantas pour le cultivateur d'extérieur
-Vaporisation: une nouvelle façon de consommer
-Préparation de hasch pour connaisseurs
-GROWMED Valencia 2012
-L'HISTOIRE D'UNE LÉGENDE : SoftSecret

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Cannabis : Les jeunes Français, rois du pétard

Par MICHEL HENRY
Publiée jeudi, une étude européenne montre une forte hausse de la consommation de cannabis chez les 15-16 ans en France, ce qui sonne comme une Berezina pour la politique ultra-répressive menée sous Sarkozy, et devrait inspirer au nouveau gouvernement un changement de stratégie.
Cette enquête (1) montre que, en 2011, 39% des 15-16 ans déclarent avoir consommé au moins une fois au cours de leur vie du cannabis. Un chiffre en hausse : en 2007, ils n'étaient que 31%. La moyenne européenne est à 17%.
Autre indicateur : l’usage dit récent (dans le dernier mois) est lui passé de 15% à 24%, ce qui fait des Français les premiers usagers récents parmi les jeunes Européens (ils n'étaient que troisièmes en 2007). Leur usage récent est le triple de la moyenne européenne (7%). Sur l’alcool et le tabac, la consommation est également en hausse.
Que faut-il en conclure sur le cannabis ? Ce que l’on savait déjà : que le niveau de consommation ne dépend pas de la sévérité de la répression.
Soit l’inverse de la croyance que la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) a développée sous la présidence d’Etienne Apaire, et qui a conduit à une politique, depuis 2007, visant à réaffirmer l’interdiction de la consommation, pour la faire baisser. Durant le quinquennat, les interpellations d’usagers ont donc plus que doublé : on en est à environ 130 000 par an. Pour quel effet sur la consommation ? Aucun, donc.
On attend désormais de savoir quelle politique le gouvernement va mener en la matière. Etienne Apaire vient de quitter ses fonctions, et le poste à la tête de la MILDT n’a pas encore été pourvu.
Le candidat Hollande avait redit pendant la campagne son attachement à la notion d'«interdit» - dont on voit pourtant qu’elle est obsolète. Il avait refusé la proposition de son conseiller à la sécurité François Rebsamen, qui suggérait de punir la consommation de cannabis d’une simple contravention, au lieu de la peine maximale d’un an de prison prévue par la loi de 1970.
La gauche est prisonnière d’une approche idéologique de la question : elle a peur d'être taxée de laxisme. Or, en matière de drogues, ce n’est pas l’idéologie qui doit prévaloir, mais le pragmatisme, autour de trois objectifs : la santé publique, l’ordre public, les libertés individuelles. Peut-être la lecture de cette étude lui fera-t-elle changer d’avis ?
Source:Liberation

Insolite : Un champ de cannabis découvert en plein Moscou


Ce n'était pas du gazon, c'était du cannabis ! 230 plants de chanvre ont été découvert près d'une station de métro de la capitale russe. Mais, ironie du sort, le champ a été planté accidentellement par la mairie de Moscou, qui pensait avoir fait pousser du gazon lors de travaux d'aménagements. Le service de lutte contre la drogue doit déterminer si des semences de cannabis se trouvaient dans le terreau, ou si des amateurs de cette drogue ont profité du semis du gazon pour y ajouter du cannabis à des fins personnelles. 

"C'est de l'herbe qui a poussé à la place du gazon"

Le champ de cannabis a été découvert près de la station de métro Borissovo dans le sud de Moscou , planté à son insu par la mairie, rapporte vendredi le quotidien officiel Rossiïskaïa Gazeta. Les autorités locales avaient décidé de mener des travaux d'aménagement et de semer du gazon, rapporte-t-il. 

Cependant, il est apparu que c'est de "l'herbe (du cannabis, ndlr) qui a poussé à la place du gazon", renchérit le service fédéral de contrôle des narcotiques dans un communiqué. 
 
Les agents de ce service ont alors dû "s'essayer à la profession d'horticulteurs", en déterrant près de 230 plants. 
Le service de lutte contre la drogue tente désormais de déterminer la région d'où provenait le terreau épandu avant le semis et si les semences de cannabis s'y trouvaient, ajoute cette même source. Les autorité n'excluent pas non plus que des amateurs moscovites aient profité du semis de ce gazon pour y ajouter du cannabis à des fins personnelles. 

"Quelle histoire, cela n'arrive qu'à Moscou ! "

Regardez le reportage de la chaîne russe Russia Today sur le fameux champ de cannabis. 


Source:Rtl