Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

Rappaz, cultivateur de chanvre en grève de la faim, « en danger »

Depuis le mois de mai, Bernard Rappaz ne se nourrit plus. Ce cultivateur suisse, condamné à cinq ans et huit mois de prison pour violation grave de la loi sur les stupéfiants, est en grève de la faim pour protester contre son jugement. Militant pour la dépénalisation du cannabis, il a cultivé et vendu du chanvre pendant des années.

Il est arrêté une première fois en 1996 pour avoir fabriqué une tisane au chanvre. Depuis, son combat pour dépénaliser le cannabis n'en finit plus de le mener devant les tribunaux.

En mars 2010, après quinze années ponctuées de grèves de la faim et d'incarcérations, Bernard Rappaz est emprisonné. Il entame une nouvelle grève de la faim qui entraîne, au bout de 40 jours, une suspension de peine. Quinze jours plus tard, au mois de mai, il retourne en prison et reprend son jeûne.

Il réclame une révision de son procès puis une interruption de peine qui lui sont refusées. Au mois d'août, son état de santé étant de plus en plus critique, il est transféré à l'hôpital de l'Ile à Berne. Puis, en octobre dans l'aile pénitentiaire des Hôpitaux universitaires de Genève.

Les hôpitaux suisses refusent de nourrir Rappaz de force

Son cas divise le pays : la Suisse va-t-elle laisser mourir Bernard Rappaz ? La justice, refusant de céder, a imposé à l'hôpital de le nourrir, mais les juges et les médecins sont en désaccord sur l'alimentation forcée.

Les hôpitaux universitaires de Genève, qui risquent une amende de 10 000 francs suisses, ont lancé un recours au Tribunal fédéral pour réaffirmer leur refus de nourrir Bernard Rappaz de force. (Voir la vidéo d'un débat consacré à Bernard Rappaz sur la TSR)


Contacté par Rue89, Aba Neeman, son avocat, avoue que son client est aujourd'hui dans une impasse. Bernard Rappaz a fait une ultime proposition : il s'est dit prêt à cesser sa grève de la faim s'il obtient une interruption de peine de six mois.

Son avocat s'apprête donc à déposer une troisième requête allant dans ce sens auprès du département valaisan de la justice. L'état physique du chanvrier l'inquiète :

« Le dernier certificat médical établi le 16 novembre révèle 45 battements cardiaques par minute. C'est faible. Il est en train de perdre la vue et ne pèse plus que 58 kilos. Mais il est déterminé à continuer si sa peine n'est pas interrompue, il la juge excessive.

Bernard Rappaz est en danger depuis un mois et demi. Il dit faire confiance à son corps mais il est faible. Il boit de l'eau et son urine. »

Un jugement plus clément dans un autre canton ?

Selon lui, le fait que le jugement ait été prononcé dans le canton du Valais a aggravé son cas :

« Bernard Rappaz est effectivement très mal perçu dans le Valais. Le chanvre est considéré quasiment comme une drogue dure ici. A Zurich et en Suisse Romande, c'est différent. S'il avait été jugé là-bas, il aurait eu une peine moins importante, je pense.

Il ne faut pas non plus oublier qu'à l'époque des faits, on discutait beaucoup de la libéralisation du chanvre en Suisse. Le contexte n'est pas le même. »

Sa dernière chance lui a été refusée le 19 novembre. Le Grand Conseil valaisan a refusé de le gracier par 113 voix contre 14. La demande peut être renouvelée une fois pas an. Pas sûr qu'il sera toujours en vie, protestent ses proches.

Photo : Bernard Rappaz dans sa ferme en juillet 2010 (Denis Balibouse/Reuters)

De plus en plus de Belges cannabiculteurs


De nombreux consommateurs de cannabis cultivent désormais à domicile par économie et par sécurité! Les Belges ont de plus en plus la main verte. La multiplication des potagers ici et là ne se dément pas. Mais basilic, persil, estragon et autres herbes aromatiques ne sont pas les seules à avoir la cote.

L’herbe, non pas celle qui pousse dans votre jardin, mais celle qui se fume, fleurit aussi de plus en plus à domicile. La cannabiculture fait fureur chez les consommateurs de cette drogue douce qui, jadis, se procuraient uniquement du cannabis en provenance d’Afrique du Nord, des Pays-Bas,…

Désormais, l’herbe made in Belgique concurrence fortement ces importations. Preuves en sont les saisies de plantation de cannabis effectuées par la police ces trois dernières années. 466 découvertes en 2007, contre 666 en 2008 et 738 en 2009, soit plus de deux cultures de cannabis découvertes par jour. “On constate effectivement une augmentation de la culture de cannabis en Belgique”, précise la police fédérale qui, sur les 738 plantations découvertes l’an dernier, en comptait 212 destinées à la production de massae et 526 de type artisanal, de petite taille.
De petites plantations, souvent à usage personnel, pour lesquelles les consommateurs se fournissent en matériel dans ce qu’on appelle les growshops. Ces magasins spécialisés en système adapté à la culture de cannabis fleurissent un peu partout aux quatre coins du pays.

Le patron d’une de ces boutiques qui ne connaît pas la crise voit défiler devant son comptoir des cannabiculteurs en herbe de tous les profils. “Il y a des jeunes, beaucoup de jeunes, mais aussi des pères de famille, des cadres, des policiers, des femmes, des personnes malades, des cancéreux, des mamies de 80 ans. Il y a ceux qui consomment du cannabis pour le plaisir mais il y a aussi tous ceux qui l’utilisent comme antidouleur pour soulager leurs souffrances physiques.”

Et si ces consommateurs sont de plus en plus nombreux à préférer cultiver leur herbe chez eux, c’est par souci d’économie mais de sécurité aussi. “La qualité du cannabis importé s’est considérablement détériorée. C’est une catastrophe. La résine et l’herbe sont coupées avec plusieurs produits chimiques, c’est très néfaste pour la santé. Les dealers sont prêts à tout pour vendre des quantités moindres au même prix.

Ils trichent de plus en plus. Les consommateurs sont également confrontés à des dealers de plus en plus dangereux. Se promener dans les mauvais quartiers à la recherche de quelques grammes de cannabis vous expose à de nombreux risques. Vous ne savez pas sur qui vous tombez. C’est donc aussi par sécurité que de plus en plus de consommateurs préfèrent cultiver chez eux.”

Le patron de ce growshop ne vend que le matériel nécessaire aux plantations. Les graines elles, sont interdites de vente en Belgique. Et là, les consommateurs se tournent vers le Net, où il suffit d’un clic pour s’en procurer par colis de l’étranger.


Nawal Bensalem
© La Dernière Heure 2010
[source:Dh.be]

Cannabis : Made in France

Les plants de cannabis poussent dans des hangars, sous lumière artificielle.

L'herbe pousse désormais en banlieue, faisant de l'ombre à la résine marocaine. Et les dealers sont plus intégrés que l'on croit.

A l'heure où les rivalités entre les bandes de dealers s'exacerbent, comme à Marseille, deux équipes de criminologues publient aujourd'hui, dans le cadre du rapport annuel de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), un portrait saisissant du trafic de stupéfiants en France.

Première étude et première révélation : «l'émergence de la culture du cannabis dite indoor» dans l'Hexagone. En clair : le cannabis cultivé directement dans les banlieues, au plus près du consommateur. Ce produit va révolutionner le marché. Et il explique peut-être en partie les tensions sur le terrain.

Selon David Weinberger, de l'Institut national des hautes études de sécurité et de justice (INHESJ), «une nouvelle variété made in Europe s'installe durablement en France et tend désormais à rivaliser avec la résine marocaine».

Le chercheur décrit les étapes de cette mutation : «En l'espace de quinze ans, s'est opérée une diffusion concentrique de la culture en intérieur dont le centre se situe à Amsterdam. Cette diffusion s'est essentiellement reposée sur le partage des savoir-faire au travers des ouvrages et des sites Internet, puis des semences et des matériels facilement accessibles en ligne.»

Aujourd'hui, la «culture» s'est professionnalisée. L'herbe pousse dans des hangars, sous lumière artificielle. Le «cannabiculteur» français est passé du stade artisanal à la production de masse. Avec une multitude de groshops, ces chaînes de magasins qui fournissent sur la Toile de quoi monter sa propre exploitation, pour participer à une sorte de franchise de la production de stups. Pas moins de «400 growshops existent désormais en métropole», assure David Weiberger, la plupart se présentant astucieusement sous une activité anodine de jardinerie.

Selon lui, «l'herbe représente désormais 40 % du marché français alors que la résine constituait 90 % du marché jusqu'au milieu des années 1990». Or, précise-t-il, «l'herbe française est la plus fréquente sur notre marché, puisqu'un usager sur deux (47,7 %) estime consommer de l'herbe made in France». Autres chiffres avancés : 2 106 plantations démantelées par la police et quelque 56 000 plants de cannabis détruits en 2009.

Certes, les cannabies factories à la française n'ont pas encore atteint la taille des plantations du sud de l'Italie, par exemple, où la police a dû incinérer dans l'une d'elles plus d'un million de plants. Mais David Weiberger met en garde : «C'est l'idée même que la France puisse abriter des plantations de grande ampleur financées par des groupes criminels organisés qui s'impose désormais, battant en brèche l'image inoffensive du cultivateur hippie du Larzac.»

Autre étude, autres surprises : «Le profil socio-économique des trafiquants interpellés» . Deux chercheurs, Nacer Lalam (INHESJ) et Franck Nadaud (CNRS), ont pu accéder, pour la première fois, à la base de données Osiris de l'Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) nourries par l'ensemble des procédures et messages de la police, de la gendarmerie et des douanes liées à cette matière. Or, à en croire le fichier déclaré à la CNIL, «plus de 85 % des trafiquants internationaux ou locaux occupent un emploi. En contradiction avec nombre d'analyses et de représentations qui tendent à valider la thèse que le trafic est le fait, en grande partie, d'individus désinsérés» , déclarent les deux chercheurs.

Des chiffres inédits

Selon eux, «l'âge moyen du trafiquant interpellé se situe à 27,8 ans». Si parmi les trafiquants français, la part de ceux d'origine étrangère n'est pas révélée dans leur étude, ils sont, en revanche, catégoriques concernant les origines des trafiquants étrangers (un quart du total des interpellés) : «Les Nord-Africains représentent 51 % des étrangers impliqués dans le trafic local de cannabis», écrivent-ils.

Et d'ajouter : «Les communautés nord-africaine et africaine sont, parmi les étrangers interpellés pour trafic local de drogues, les plus nombreuses, à savoir 3 865 individus entre 2005 et 2009, correspondant à 70,2 % des trafiquants locaux de nxationalité étrangère interpellés.» Des chiffres totalement inédits.

Jean-Marc Leclerc

[source:lefigaro]

Succès d'un médicament a base cannabis


GW Pharmaceuticals bondit en Bourse mardi à la publication de résultats en forte hausse liés au lancement de son médicament Sativex à base de cannabis en Grande-Bretagne.

L'action GW Pharma, après avoir gagné un moment 10%, limitait ses gains à 6% en fin de matinée en Bourse de Londres. Ce traitement, un spray à diffuser sous la langue, est utilisé dans le cadre du traitement contre la sclérose en plaques. Il a été commercialisé cette année en Grande-Bretagne et devrait être disponible en Espagne début 2011.

Le groupe souhaite aussi que Sativex soit prescrit pour traiter la douleur liée au cancer.
GW Pharmaceuticals a publié un bénéfice avant impôt de 4,6 millions de livres (5,4 millions d'euros) sur l'exercice clos le 30 septembre, contre 1,2 million de livres l'année précédente.

Les ventes de Sativex ont bondi de 64%, générant 2,8 millions de livres de chiffres d'affaires contre 1,7 millions de livres en 2009. Sur l'année, le chiffre d'affaires total du groupe a progressé de 27% à 30,7 millions de livres .

[source:lefigaro]

Décriminaliser l’usage du cannabis?

Le député Jean-Yves Laforest dépose une pétition à la Chambre des communes

L’intervention n’a pas fait grand bruit mais Jean-Yves Laforest a déposé le 27 octobre dernier la première pétition demandant au gouvernement de suivre les recommandations du Rapport du comité spécial du Sénatsur les drogues illicites dont l’une des conclusions est de décriminaliser l’usage du cannabis.

Vérification faite auprès de son personnel de bureau à Grand-Mère, le député fédéral de Saint-Maurice/Champlain n’a fait que soumettre à la Chambre des communes une pétition que lui a acheminée l’un de ses électeurs. «C’est de la responsabilité du député d’agir ainsi, explique son attachée politique, Amélie Désaulniers. Ça ne veut pas dire qu’il cautionne le contenu de la pétition.» Celle-ci est l’initiative d’un résident de Notre-Dame-de-Montauban, Gérard Godbout, qui décrit son action comme une première étape qui sera suivie de d’autres.

Dans le préambule de la pétition, il est écritDans une société libre et démocratique comme la nôtre, les citoyens devraient avoir le droit de prendre des décisions éclairées quant à leurs comportements, à condition qu'ils ne causent pas de préjudices significatifs aux autres. Nous croyons fermement que l'usage du cannabis entre dans cette catégorie de comportements. Comme cette drogue n'est pas plus nocive que le tabac ou l'alcool, qui sont tous deux légaux, pourquoi ne pas la traiter de la même façon?

Il s’agit en fait d’un extrait du Rapport du comité spécial du Sénat sur les drogues illicites publié en 2003 mais qui est demeuré lettre morte depuis. En entrevue à L’Hebdo, Gérard Godbout refuse d’évoquer la décriminalisation du cannabis, préférant plutôt parler de l’obligation pour le gouvernement de suivre les recommandations du rapport. Celles-ci sont nombreuses, techniques et complexes mais ultimement, suggèrent d’utiliser les fonds dédiés à la lutte contre la consommation de drogues douces et de les transférer pour des fins d’éducation et de santé.

Selon les règles en vigueur à la Chambre des communes, une pétition doit comporter un minimum de 25 signatures pour être valide. Celle du résident de Notre-Dame-de-Montauban en comportait 33. Toujours selon ce règlement, le gouvernement est obligé de fournir une réponse à chaque pétition dans les 45 jours civils suivant sa présentation. Après ce délai, un comité de la Chambre est dans l’obligation d’étudier l’absence de réponse.

Interrogé sur la réaction du député Laforest lorsqu’il lui a présenté son projet de pétition, Gérard Godbout souligne qu’il était «curieux et intéressé» mais qu’il demeurait toutefois «réservé» sur le sujet. «C’est une patate chaude politique», convient celui que L’Hebdo avait rencontré il y a trois ans alors qu’il construisait sa maison à Notre-Dame-de-Montauban, une résidence faite de… chanvre.

[Source:lechodelatuque]

Le cannabis, un produit d’avenir!

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Ainsi donc 50 tonnes de chanvre ont été saisies à l’époque dans les entrepôts de Bernard Rappaz, et sont à l’origine d’une partie importante de sa condamnation. Ces 50 tonnes auraient valu sur le marché environ 35 millions de francs.Il faut quand-même préciser deux ou trois choses que le public ignore généralement en ce qui concerne le chanvre.



Multiples usages

Cette plante, cultivée depuis de millénaires, a de tous temps servi à fabriquer des vêtements ainsi que de la corde et des voiles de bateau. Cet usage est passé de mode à cause entre autres du coût de fabrication, pas compétitif avec les techniques et matériaux modernes.

Mais il reste de nombreux débouchés:

- dans la construction, le chanvre est un excellent isolant, imputrescible et inoffensif pour les habitants;
- l’huile de chanvre est utilisée en soins cosmétiques ou en alimentation pour sa grande richesse en acides gras insaturés; en friction elle a aussi une action anti-inflammatoire;
- l’alimentation animale ainsi que les litières;
- on trouve aussi un usage combustible, en biocarburant, ou encore associé au plastique pour réduire la facture pétrole;
- en usage thérapeutique comme j’en ai déjà parlé;
- et bien sûr l’usage récréatif.


Cannabis Sativa

La variété la plus cultivée en Suisse est le Cannabis sativa sativa. Assez adapté au climat il est la variété par excellence pour un usage industriel. De teneur assez faible en THC il peut être utilisé médicalement et à but récréatif.

La plus grande partie de la plante est destinée à l’industrie, à l’alimentation et à la cosmétique. Voire aux fertilisants sous forme de compost. La partie à usage récréatif ou thérapeutique de représente qu’environ 2% du total d’un plant. Soit par exemple, sur 50 tonnes, environ 1’000 kilos, vendus à l’époque autour de 5.- Frs le gramme, soit environ 5 millions de francs brut (hors charges) et non 35 millions comme estimés par la police valaisanne dans le cas de Rappaz. 1’000 kilos: de quoi fournir à peine quelques milliers de consommateurs moyens.

Quand on sait que le nombre de consommateurs réguliers ou occasionnels en Suisse est de plusieurs centaines de milliers, les mafias ont encore une belle part de marché!

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Culture ouverte

Pour cultiver 50 tonnes il faut de l’espace, du plein champs, et de grands entrepôts. Cela suppose de cultiver ouvertement, sans se cacher. On est loin des productions dans des caves avec des taux de THC réellement dangereux. On n’est pas non plus en Colombie où des cohortes de trafiquants armés défendent les cultures contre la police. Ici on est dans la culture assumée aux yeux de tous, visible, connue.

On ne peut non plus entreposer cette quantité sans de grands entrepôts. Il est évident que les autorités locales et cantonales ont toujours su ce que Bernard Rappaz cultivait, d’autant qu’il avait un site internet et ne se cachait pas.

Donc quand on parle de gros trafiquant il faut revenir à la raison.


De l’avenir

Actuellement le chanvre est toujours incorporé dans les usages industriels, cosmétiques et autres. On ne sait en quelle quantité ni pour quelles sommes. C’est de l’argent perdu pour le pays.

En tous cas le chanvre, autrefois si prisé dans la fabrication textile, est promis à un bel avenir commercial et écologique.

Et grâce à la prohibition dont on sait pertinemment l’inefficacité, il va encore assurer longtemps des revenus aux mafias avec la mise en circulation de produits incontrôlés.


En attendant, ceux qui appellent à la fin de la prohibition ne pouvaient espérer une plus grande publicité pour le chanvre grâce à la justice valaisanne.

Et il y en a que cela fait bien rigoler, là-haut, au paradis des addictions: ce sont les 3’500 morts par l’alcool et les 9’000 morts par le tabac chaque année en Suisse. Il sont bien contents que l’on puisse se suicider légalement grâce à ces deux drogues dures: ils sont rejoints par une trentaine de copains chaque jour!

Youpie...

[source:HommesLibre]

Drogue : état des lieux en Europe


La consommation de drogue s'est stabilisée en Europe. Le cannabis reste la drogue la plus consommée devant la cocaïne. De nouveaux produits apparaissent néanmoins et la modification des modes d'approvisionnement rend de plus en plus difficile la lutte contre les trafics. Lundi 15 novembre, l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a présenté son rapport annuel aux députés européens.

Quatre millions d'Européens consomment quotidiennement du cannabis et 23 millions en ont consommé au cours de l'année passée. La cocaïne continue, elle, son ascension. Quatre millions d'Européens en ont pris l'année dernière et 1000 en sont morts, rappelant les enjeux de santé publique.

L'année 2009 se distingue également par un nombre record de nouvelles drogues mises sur le « marché ». Cela met à l'épreuve les mécanismes de contrôle et de surveillance en Europe. Par exemple, certains médicaments utilisés pour traiter des problèmes neurologiques comme Alzheimer, les troubles du déficit de l'attention ou certains troubles du sommeil (narcolepsie) sont consommés illégalement et hors de tout contrôle médical.

Au cours de sa présentation aux députés européens de la commission parlementaire des libertés civiles, le directeur de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies a souligné les dangers liés à la conduite sous l'emprise de drogues. On ne peut réduire les risques à l'overdose. Par ailleurs, dans le contexte économique actuel, il a mis en garde contre les coupes budgétaires, appelant les politiques à réfléchir aux conséquences financières à long terme. En d'autres termes, la réduction des crédits alloués à la lutte contre la drogue pourrait s'avérer coûteuse en termes de santé publique.

Les consommateurs de drogues en Slovaquie


Le nombre de consommateurs de cannabis en Slovaquie marque une tendance à la baisse. Selon le directeur du Centre pour le traitement des dépendances à la drogue et le spécialiste du Ministère de la santé en charge du traitement de la dépendance à la drogue Monsieur Ľubomír Okruhlica, auteur de cette communication à la presse lors d’une récente conférence, la raison de cette évolution est principalement le viellissement de la population. De plus, il est typique chez les consommateurs de cannabis âgés de 17 – 18 ans de constater une réduction de la consommation progressive de cette drogue après avoir atteint l´âge de 20 ans. Dans le cadre d´un contexte socioculturel, la tendance est pour beaucoup d´entre eux d’une consommation occasionnelle ou ils remplacent la consommation du cannabis par celle de l´alcool. Par contre, le nombre de ceux qui s´adonnent au cannbis tout au long de leur vie est très restreint. Selon Ľubomír Okruhlica, la principale raison de la montée de la consommation du cannabis il y a quelques années était une question de mode. « Tout ce qui est nouveau devient facilement très populaire, les gens ont tendance à l´essayer, puis ça se stabilise à un certain niveau. L´évolution démographique de notre société apportera la diminution de la consommation du cannabis », a-t-il déclaré. Affaire de mode était également une consommation en croissance de l´héroïne dans les années 90 du siècle dernier. À cette époque, il s´agissait d´une sorte d´épidemie que les addictologues ont eu beaucoup de mal à contenir.

Actuellement, selon Ľubomír Okruhlica, il y a un tout petit nombre de personnes dépendantes de l´héroïne, cette drogue est vraiment celle des exclus de la société, des marginaux. En dépit de la baisse considérable de la consommation de cette drogue, elle reste l´une des plus fréquentes en termes de dépendance et des cas traités. C´est essentiellement au cours des six dernières années que la situation s´est stabilisée en ce qui concerne l´héroïne, mais parrallèlement le nombre de personnes dépendantes d’autres drogues s´est accru. C´est le cas de la cocaïne où la situation se présente de manière différente dans la mesure où la période de latence est plus longue et que sa consommation s’étend sur une durée plus longue avant que la personne se rende compte avoir besoin d´une assistance médicale et une psychotérapie appropriée. Ľubomír Okruglica a confirmé le fait que la cocaïne de par son prix élevé, reste la drogue des riches. Cependant, avec la hausse du niveau de vie de certains Slovaques, les spécialistes ont enregistré une augmentation du nombre de personnes dépendantes.