Cannabis Médical : Casser la loi pour sauver des vies

Dans la plupart des pays, l'utilisation du chanvre est interdite même dans un but médical. L'automédication au cannabis a poussé un grand nombre de citoyens généralement respectueux des lois à entrer en conflit avec le système légal.

Savages : Lutte entre hippies et cartels

Dans Savages, le cinéaste américain Oliver Stone met en scène le combat implacable mais encore «hypothétique» entre des néo-hippies californiens et un cartel de la drogue mexicain cherchant à s’implanter de l’autre côté de la frontière.

INTERVIEW DE JORGE CERVANTES, LE GOUROU MONDIAL DU CANNABIS

Soft Secrets interview Jorge Cervantes, un des grands experts mondiaux du cannabis et collaborateur de Soft Secrets.

Cannabis : les bons plants du Colorado

Depuis 2000, cet Etat américain a légalisé l'usage médical du cannabis. De la culture des fleurs au commerce des produits dérivés, les business se multiplient. Une économie très profitable, y compris pour les finances locales.

La France accro à la prohibition

Publication en juin dernier à New York du rapport de la Commission mondiale sur la politique des drogues (Global Commission on Drug Policy) signé par une kyrielle de personnalités de stature mondiale qui constatent l'échec de la guerre à la drogue...

Reportage : Complément d’enquête , Drogue,Overdose



Et si la bataille contre la drogue était déjà perdue ? Des produits de moins en moins chers et faciles à trouver, un marché en expansion de deux milliards d’euros, et des saisies qui se multiplient sans endiguer le trafic. Jamais la consommation de stupéfiants ne s’est aussi bien portée.
Pendant qu’aux frontières, on lutte sans fin contre les trafiquants, dans les cités, la cocaïne s’échange aujourd’hui à moins de 60 € le gramme. Dans les soirées les jeunes testent de nouvelles molécules trouvées sur Internet, et un peu partout l’herbe "made in France" fait son apparition. Finie la drogue d’importation, transportée à grand risque par des "go-fast". La production s’est relocalisée, 40% du cannabis consommé dans l’Hexagone est aujourd’hui cultivé ici, dans d’immenses serres.
Filières vietnamiennes ou agriculteurs dévoyés, qui sont les nouveaux trafiquants qui ont développé ces champs interdits ? Comment lutter contre les nouvelles molécules, souvent légales, qui font des ravages chez les jeunes ? Faut-il avoir peur des "sels de bain" et autres pilules "NRG", qu’on peut trouver en vente libre sur Internet ? Où sont synthétisées ces molécules chimiques qui reproduisent les effets des drogues interdites par la loi ?

Valls, farouche opposant à la dépénalisation du cannabis, devrait garder le cap de l'interdit

Farouche opposant à la légalisation et la dépénalisation du cannabis, le nouveau ministre de l'Intérieur Manuel Valls devrait maintenir le cap de l'interdit, malgré certaines propositions d'assouplissement émanant de son propre camp.
Interrogé sur le cannabis lors du premier débat des primaires socialistes organisé par France 2 mi-septembre, M. Valls s'était dit "fermement opposé, au nom même des valeurs de gauche (...), à toute concession dans ce domaine".
"Les ravages de la drogue sur des jeunes, des gamins, dès le collège (...) ça commence souvent - pas automatiquement - par ce type de consommation, par cette économie souterraine qui mine nos quartiers", avait poursuivi M. Valls.
En juin 2011, le nouvel homme fort de la Place Beauvau avait également critiqué la proposition d'un groupe de travail socialiste présidé par Daniel Vaillant, préconisant la "légalisation contrôlée du cannabis" et la mise en place d'une véritable "filière nationale". "L'idée de légaliser le trafic de cannabis, de l'officialiser, d'en organiser la diffusion, va à l'encontre de mes valeurs", avait alors réagi le député-maire d'Evry (Essonne).
D'autres ténors du PS, eux, avaient adopté une position plus mesurée. Jean-Marc Ayrault, ancien chef de file des députés PS et nouveau Premier ministre, avait estimé à l'époque que la question de la légalisation n'était "pas tranchée", et que la gauche, une fois au pouvoir, "organisera(it) une commission de consensus pour essayer de dégager des solutions".
François Hollande, en revanche, avait déclaré avant son arrivée au pouvoir qu'il souhaitait maintenir l'interdit et qu'il ne reprendrait pas la proposition du sénateur-maire de Dijon François Rebsamen visant à transformer en contravention le délit de consommation de cannabis. "Nous pouvons rester sur une logique pénale, y ajouter une logique de soin", avait souligné en avril le futur président.
La France, qui possède l'une des législations les plus répressives d'Europe, figure au cinquième rang européen au niveau de la consommation de cannabis.
En dépit de la politique de prohibition menée depuis 1970, près de 4 millions de personnes avaient, en 2010, consommé du cannabis au moins une fois dans l'année, et 1,2 million de personnes seraient des consommateurs réguliers, à un niveau stable par rapport à 2005.
Fabrice Olivet, de l'association Asud (Auto-support des usagers de drogues), qui milite pour la dépénalisation, "espère que le ministère de la Santé fera contrepoids" à l'Intérieur sur la question des drogues. M. Valls "fait partie de ces socialistes qui pensent que pour pouvoir être crédible sur le plan de la sécurité, il faut avoir un discours qui ne se distingue pas de celui de la droite au niveau des valeurs, notamment sur l'usage de drogue", juge-t-il.
"Or, on fait totalement fausse route, la politique de répression en oeuvre frappe en majorité les plus faibles, les gens qui vivent dans les banlieues et issus de l'immigration", ajoute-t-il. "Ma crainte, c'est que le dossier drogue paie l'accusation de laxisme des socialistes sur le dossier de l'immigration."
Stéphane Gatignon, maire EELV de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui voit dans la dépénalisation le seul moyen de lutter contre les trafiquants, prédit quant à lui que le débat sur cette "question de santé publique" refera nécessairement surface pendant le quinquennat.
"Valls est pragmatique. Il va devoir aborder cette question un jour ou l'autre s'il veut gagner la lutte contre les trafics", a-t-il déclaré à l'AFP.
Source:NouvelOBS

Légalisation contrôlée : Jean Marc Ayrault ne doit pas mettre la poussière sous le tapis !

Vendredi 1er juin, Ganja Power Movement en action à Nantes, Evry et Tulle..
Publié le: 17 mai

Il y a moins d’un an, alors que le rapport d’un groupe parlementaire conduit par Daniel Vaillant était remis à l’ensemble des parlementaires, le président du groupe PS à l’Assemblée Nationale, aujourd’hui Premier ministre, commentait les propositions défendues par l’ancien ministre de l’Intérieur.
Rappelons que ce rapport faisait écho à celui de la Commission Mondiale sur la Politique des Drogues remis au Secrétaire général des Nations unies réclamant une forme de régulation légale pour mettre fin à la "guerre à la drogue" en échec.
En soulignant que la politique actuelle en matière de drogues est en "échec", et qu’il y a bien "une question de santé publique et celle d’une économie parallèle", le nouvel hôte de Matignon avait déjà posé clairement le constat essentiel. "Quelle est la solution, mettre la poussière sous le tapis ?", s’interrogeait-il.
On sait d’expérience que pour noyer le poisson, généralement le pouvoir politique lance une commission dont on ne prend pas en compte les propositions.
Alors n’est-il pas temps, Monsieur le Premier ministre Jean Marc Ayrault, de dépoussiérer une loi obsolète et de nettoyer les plaies de quatre décennies de catastrophes sanitaires et sociales ?
Appel à toutes les patrouilles du Ganja power movement présentent à Nantes, Evry, Tulle : démonstration de force programmée dans ces trois villes, le vendredi 1er juin à partir de 18h, sur le thème "cannabis, santé et libertés".
Dans les 15 derniers jours de la campagne pour les élections législatives, Cannabis Sans Frontières souhaite appuyer fortement toutes initiatives pour rendre incontournables les arguments en faveur de la légalisation du cannabis.
A suivre...
Rappel, il y a presque un an :
M.Ayrault (PS) a indiqué mercredi que la question de la légalisation "contrôlée" serait étudié par "une commission"
Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée, a estimé à propos du cannabis que si la gauche revenait au pouvoir, elle organiserait une "commission de consensus pour essayer de dégager des solutions".
Le député (UMP) de Seine-Saint-Denis, Eric Raoult, a lancé une pétition contre la dépénalisation des drogues douces.
Dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, M.Ayrault a estimé après la publication du rapport d’un groupe socialiste présidé par Daniel Vaillant, l’ancien ministre de l’Intérieur, prônant "une légalisation contrôlée", que cette question n’était "pas tranchée".
Si la gauche revient au pouvoir elle organisera une "commission de consensus pour essayer de dégager des solutions", a-il dit, soulignant que "Daniel Vaillant a le mérite de poser les bonnes questions, pas de façon simpliste".
Face à "l’échec" des politiques menées en matière de drogues, "quelle est la solution, mettre la poussière sous le tapis ?", s’est interrogé Jean-Marc Ayrault .
Pour lui, se posent "une question de santé publique et celle d’une économie parallèle". Pour l’heure "on ne peut faire qu’un constat d’échec".
Le problème posé par la consommation du cannabis, est revenu d’actualité après la sortie de Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui a dénoncé dans un livre le pouvoir mafieux de la drogue dans les "quartiers" et a demandé l’intervention de l’armée et la dépénalisation de la consommation de ce stupéfiant.
Selon M. Raoult, "proposer de dépénaliser les drogues douces est totalement irresponsable et dangereux, car cela reviendrait à banaliser l’action des dealers qui terrorisent nos cités de banlieue et les pousser vers le trafic de drogues dures".
Source:Cannabissansfrontiere 

Grand débat citoyen sur la Loi de 70 : « Punir… ou protéger les usagers de drogues ? »

Mercredi 30 mai, de 19h à 21h la Manufacture Atlantique, 226, Bd Albert 1er à Bordeaux
Publié le: 17 mai


« Punir… ou protéger les usagers de drogues ? »
AIDES organise un débat citoyen sur la loi de 70
Si AIDES est en première ligne pour accompagner les usagers de drogues dans leurs démarches de réduction des risques, notre travail est freiné par le retard pris par la France dans la mise en place de programmes innovants. En cause : la loi de 70 qui oriente les politiques publiques dans la voie de la répression. AIDES milite pour sa révision et invite les élus, travailleurs sociaux, experts… à un grand débat sur le sujet lemercredi 30 mai, de 19h à 21h à la Manufacture Atlantique, 226, Bd Albert 1er, 33800 Bordeaux.
Avec la participation à la table ronde :

Noel Mamère, Député maire de Bègles (EELV) Michèle Delaunay, Députée de Gironde (PS) Fabien Robert, Maire adjoint de Bordeaux (MODEM) Jean-Paul Garraud, Député de Gironde (UMP)
Avec la participation d’Anne COPPEL, Sociologue et Olivier DOUBRE, journaliste.

Engagée sur le terrain, notre association l’est aussi politiquement dans la perspective des futures échéances électorales. A cette occasion, nous proposons aux candidats 10 mesures pour mettre fin au sida[1]. Avec la conviction que le sort de l’épidémie dépend autant des avancées thérapeutiques et comportements de chacun que de la volonté politique. Volonté politique de donner des moyens à la lutte contre le sida et les hépatites virales. Mais volonté politique aussi d’abolir les mesures qui stigmatisent les populations concernées et font le lit de l’épidémie.
C’est le cas de la loi de 70 qui pénalise l’usage des drogues. Cela fait plus de quarante ans qu’elle sanctionne vendeurs et usagers, dans le but affiché de protéger les seconds. Mais comment croire encore à ses vertus alors que depuis plusieurs années les rapports d’experts s’amoncellent pour en dénoncer les effets contre-productifs ?[2] Loin de freiner la consommation – qui progresse dans toutes les couches de la société -, elle conduit les usagers de drogues à la clandestinité et donc à leur mise en danger. Eloignés du parcours de soins, ils sont des milliers à s’ajouter chaque année aux 500.000 personnes déjà infectées par l’hépatite C.
Dans une grande hypocrisie, cette loi nous interdit de mener des programmes d’échanges de seringues en prison, où la prévalence du VIH est de deux à quatre fois supérieures à la population générale. Elle nous interdit également d’installer les salles de consommation supervisées qui ont fait leur preuve dans bon nombre de pays européens (notamment en Suisse, Allemagne, Portugal…)[3]. Va-t-on continuer longtemps à regarder passer le train des contaminations pour la simple raison qu’une loi absurde nous empêche de faire notre travail ? Va-t-on enfin troquer l’aveuglement idéologique à la réduction des risques quand bien même 66% des Français se déclarent favorables aux programmes d’échanges de seringues en prison ?[4] Pourquoi, alors que la mode est à l’évaluation des politiques publiques, le coût efficacité de la politique des drogues n’est jamais évalué ?
Notre association, parce qu’elle est au plus près des usagers de drogues, pose la révision de la loi de 70 comme un enjeu majeur de santé publique. Les élus et futurs candidats doivent se positionner clairement en levant le flou qui entoure parfois certaines de leurs propositions. C’est pourquoi nous les invitons à un débat sur le sujet aux côtés des professionnels de santé, travailleurs sociaux, journalistes, experts.
[1] « AIDES entre en campagne », http://www.aides.org/presse/aides-e...
[2] Voir le rapport de la commission mondiale sur les drogues : http://www.globalcommissionondrugs....
[3] Dans un rapport publié en 2010, L’INSERM en a pourtant démontré l’utilité. « Réduction de risques chez les usagers de drogues », http:// www.inserm.fr/thematiques/sa...
Pour tout renseignement : Anthony BROUARD 05 56 56 55 65 / 06 24 93 61 47

Science :Vers un cannabis sans effets secondaires ?

Andre Blais / Shutterstock
Andre Blais / Shutterstock

Pour en savoir plus

J. Han et al., Cell, vol. 148, p. 1039, 2012

L'auteur

Sébastien Bohler est journaliste àCerveau&Psycho

Une simple prise de cannabis entraîne, pendant plusieurs heures, une baisse des capacités de mémoire de travail, c’est-à-dire de la capacité à maintenir en mémoire, pendant une durée limitée, des informations pour les manipuler. Tenir une conversation, lire un texte, réaliser des calculs mentaux – ou conduire avec sûreté – devient plus difficile.
Des équipes du Neurocentre Magendie à Bordeaux, de l’Université d’Ottawa au Canada et de plusieurs universités chinoises ont montré que cette altération de la mémoire est due à une baisse de la transmission des informations électriques entre neurones dans une zone du cerveau nommée hippocampe. Ils ont pu établir que cette diminution résulte de l’action du cannabis sur des récepteurs neuronaux dits cannabinoïdes de type 1, spécifiquement présents sur les astrocytes.
Les astrocytes sont des cellules qui entourent les neurones ; elles jouent des rôles divers, de soutien, de protection, mais aussi de communication par divers messagers chimiques. Dans ce dernier cas, il semble que l’activation des récepteurs cannabinoïdes entraîne la libération par les astrocytes d’un neurotransmetteur, le glutamate, lequel se fixe sur certains neurones voisins et réduit leur capacité à capter l’information issue de leurs partenaires.
On imagine dès lors bloquer les récepteurs cannabinoïdes sur les astrocytes (et non sur les neurones), de façon à éliminer les effets négatifs du cannabis sur la mémoire tout en conservant ses effets bénéfiques sur la douleur et l’appétit. En effet, le tétrahydrocannabinol, principe actif du cannabis, augmente l’appétit à faible dose et le réduit à forte dose. Il est aussi utilisé dans le traitement des douleurs neuropathiques ou associées à certaines chimiothérapies.

Variété : Wappa , un sacret coup de fouet

La variété Wappa de l'espèce Indica a fait son entrée sur le marché des graines en 2006, quand Paradise Seeds a lancé un "paquet de six" contenant six nouvelles variétés féminisées. Paradise Seeds a une excellente réputation en termes de graines féminisées : le cultivateur pourra ainsi en avoir le cœur sûr avec cette nouvelle variété.
Paradise Seeds décrit Wappa comme une variété d'Indica pure avec une stature robuste et stable ; sa hauteur réduite en fait un excellent choix pour les cultivateurs qui disposent d'un espace limité pour la croissance de leurs plantes. Elle est disponible uniquement féminisée. Pour produire des graines Wappa féminisées, le pollen est obtenu à partir d'une plante femelle manipulée pour produire des fleurs mâles et appliqué à une plante femelle de sorte que toutes les graines Wappa obtenues sont femelles. Le temps de floraison varie de 55 à 60 jours. Quand elle est contrainte à fleurir à une hauteur de 30 cm, la dimension de la plante double à cause de la maturation, en produisant de gros buds (rendement potentiel : 400-500 g/m2) qui dispersent dans l'air des arômes sucrés de fruits et de sucre ou de marshmallow, comme en témoignent certains consommateurs. Une caractéristique insolite des variétés de l'espèce Indica est que celle-ci présente un rapport élevé entre le calice et les feuilles : en prendre soin est donc un jeu d'enfants. Un autre élément inhabituel pour une Indica est la couleur vert clair du feuillage et la forme dentelée des feuilles qui sont plus coupantes que celles d'autres plantes Indica. De plus, la défonce provoquée par cette variété procure un effet surprenant - bien qu'il s'agisse d'une Indica pure, elle n'alourdit pas le corps, elle ne provoque pas un effet immobilisant et encore moins un état de confusion mentale, mais elle libère "une vibration du corps active et consciente, qui contribue à créer une atmosphère de fête plutôt que passer d'un canapé à un autre", selon Paradise Seeds. L'entreprise assure même qu'"il s'agit d'une excitation lumineuse qui entrebâille les portes de la perception" - grâce à un fort contenu de THC qui oscille entre 15 et 18 %.

Une floraison explosive

La variété Wappa présente une bonne prestation productive, même à l'extérieur, qui s'adapte bien aux climats du nord de l'Europe, comme en Belgique ou en Hollande, mais elle offre les meilleurs rendements dans les régions plus ensoleillées et chaudes comme la France, l'Italie ou l'Espagne, où elle parvient à produire jusqu'à plus de 500 grammes de fruit par plante.
Un cultivateur appelé "The Doc" a fait germer trois graines Wappa féminisées (trois seulement parce qu'il testait aussi deux autres variétés) pour avoir une première impression de cette nouvelle variété. Toutes les graines ont parfaitement germé et les plantes ont poussé sous deux lampes à économie d'énergie de 125 Watt (6400 degrés Kelvin) pendant les deux premières semaines. Les plantes ont été transplantées dans des vases de 11 litres remplis de Plagron Standard Mix. Deux semaines plus tard, The Doc a remplacé les deux éclairages par deux lampes Plantastar aux vapeurs de sodium haute pression de 600 Watt et une de 400 Watt. La pièce où The Doc cultivait était sans aucun doute soumise à une puissance électrique extrêmement élevée, s'agissant d'une surface de quelques mètres carrés à peine. Wappa a sans doute bénéficié de conditions optimales pour la croissance dans ce paradis de lumières. Après la troisième semaine passée en phase végétative, avec une hauteur de 30-40 cm et une largeur déjà supérieure à 40 cm, les premières branches latérales ont poussé du bas, à travers d'énormes feuilles. Les trois plantes Wappa ont grandi de façon très homogène et épaisse, en produisant rapidement de nombreuses branches latérales longues, ce qui est très rare pour une plante de l'espèce Indica. Après quatre semaines de phase végétative - les plantes ont continué à pousser de façon vigoureuse, atteignant une hauteur de 50-60 cm - The Doc a suscité la floraison en réduisant la période d'éclairage de 18 jours et 6 nuits à 12 jours et 12 nuits et en remplaçant les lampes Plantastar par deux lampes Osram Son-T Plus de 600 Watt et une de 400 Watt. Déjà deux semaines plus tard, les premières fleurs se sont formées aux extrémités de la plante. Les nombreuses branches latérales ont continué à pousser pendant les premières semaines de floraison, comme tout le reste de la plante, qui s'est encore élargie. Après quatre semaines en phase de floraison, les plantes ont atteint près de 100 cm de haut. Elles sont devenues des plantes de cannabis luxuriantes qui ont augmenté les prévisions d'une récolte abondante, d'autant plus que les buds étaient sur le point de devenir très grands, denses et de forme allongée.

Une barbe à papa pour l'esprit

À la fin de la quatrième semaine de floraison, les buds étaient déjà revêtus d'une couche brillante de résine. Après cinq semaines, la production de fleurs avait pratiquement explosé, les buds ont encore augmenté leur dimension et leur densité. Même pendant la phase de floraison, il y avait une grande uniformité, il n'y a pas eu de phénotypes différents, même la structure de la fleur était identique sur les trois plantes. La seule différence qui a été remarquée sur une plante est le fait qu'elle ait fortement dépassé la grande quantité de résine secrétée par les deux autres plantes. Même l'arôme sucré et fruité était identique pour les trois plantes. Il n'y avait pas de fleurs mâles et la qualité de féminisation de la Wappa semblait prouver, encore une fois, la bonne réputation de Paradise Seeds, bien que ces trois exemplaires ne puissent pas être considérés comme représentatifs du genre.
Les trois plantes - qui avaient finalement atteint 120 cm - étaient mûres pour la récolte entre la huitième et la neuvième semaine de floraison, ce qui correspond aux délais de floraison indiqués par Paradise Seeds. Après avoir fait sécher les buds, The Doc a pesé 312 g. de fruit sur sa balance, un produit qui a satisfait les grandes prévisions de rendement. Il y avait aussi beaucoup de résine et de feuilles, qui pouvaient être utilisées pour obtenir l'Ice-O-Lator. La défonce provoquée par la variété Wappa était forte, comme prévu : elle commençait rapidement et durait plusieurs heures, en provoquant un agréable effet relaxant pour le corps, qui n'était pas du tout paralysant - The Doc réussissait encore à bouger de façon agile et était mentalement présent ; étant donné qu'il était enroulé dans une dense barbe à papa pour l'esprit, il se sentait lourdement étourdi, mais aussi en proie à un état euphorique aigu. L'odeur et le goût de la Wappa étaient invitants, les buds émanaient une fumée sucrée et délicate, avec de légères touches fruitées agréables. D'après The Doc, la Wappa peut sans problème être classée parmi les meilleures variétés de Paradise Seeds.
À 30 euros les cinq graines féminisées et 55 les dix, la Wappa offre aussi un excellent rapport qualité-prix. Cette variété est un concentré des meilleures qualités d'une Indica, sous tous les aspects.
Source:SoftSecret

Reportage : Enquête exclusive , Cannabis en France, L'incroyable business

Cannabis en France : l'incroyable business des planteurs clandestins

Un peu partout en France, des trafiquants d'un genre nouveau cultivent et vendent eux-mêmes leur cannabis : ils opèrent dans des hangars désaffectés, des maisons isolées ou des ateliers clandestins, parfois en plein coeur de Paris. Ces trafiquants font pousser une herbe 100% « made in France », en quantité industrielle. Et des usines clandestines de ce genre, il y en aurait des milliers sur notre territoire.

Après plusieurs mois d'enquête, nous avons pu accéder à une de ces « fermes ». Lampes à sodium, système d'irrigation, filtres à air, ventilateurs : les cannabiculteurs ont aujourd'hui des méthodes de production intensive, certains sont à la tête d'exploitations très lucratives. Qui sont ces nouveaux trafiquants ?

Aujourd'hui, un joint d'herbe sur trois est produit en France. Alors pour tenter de mettre à mal cette nouvelle production française, les policiers multiplient les opérations coup de poing. En février 2011, 700 plans de cannabis sont découverts dans un hangar de La Courneuve, en banlieue parisienne. De quoi produire près d'une tonne de drogue par an. Les policiers sont eux-mêmes surpris de l'importance de la saisie. Du jamais vu en milieu urbain. Comment la France est-elle devenue un pays producteur de marijuana ?

Un document de Thomas Dandois et Pierre Creisson pour Camicas Production

Un policier à la tête de la MILDT ?



Le nom de Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale est évoqué pour remplacer Étienne Apaire à la tête de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT). La rumeur fait réagir les professionnels impliqués dans le champ des addictions qui attendent un changement radical dans le mode de présidence d’une mission trop axée sur la répression.
Quelques lignes de Laurent Borredon, journaliste au Monde ont fait bondir la Fédération addiction et le Réseau français de réduction des risques. Dans son blog affilié au site internet lemonde.fr, ce spécialiste des questions de sécurité fait écho à une rumeur persistante concernant le changement de présidence de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).

Une nomination très critiquée

Selon le journaliste, Frédéric Péchenard, directeur général de la police nationale pourrait ainsi succéder au magistrat Étienne Apaire à la tête de la mission. Ancien conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur (2002-2004), Étienne Apaire était depuis 2007 président de la MILDT qu’il quittera prochainement pour rejoindre l’inspection générale des services judiciaires.
Si la nouvelle se confirmait, « la nomination d’un fonctionnaire de police à la présidence de la MILDT (…) indiquerait une profonde méconnaissance des questions d’addiction et de l’impact de la société addictogène qui est la nôtre sur les difficultés vécues par nos concitoyens », estime la Fédération addiction. Cette nomination viendrait aussi « en contradiction avec la priorité donnée à l’éducation et à la justice sociale par le nouveau président de la république », poursuit la fédération dans un communiqué.

Inverser la tendance

Pour le Réseau français de réduction des risques, le choix de Frédéric Péchenard « ferait tâche alors que le nouveau gouvernement et son bras interministériel, la MILDT auront en charge de remettre la politique des drogues françaises sur les rails de la raison et de l’expertise ». Aujourd’hui, « la MILDT est devenue une annexe du ministère de l’Intérieur qui s’est non seulement coupée des associations et des acteurs de terrains mais aussi des experts français et internationaux, se perdant dans une surenchère de lois et de textes aussi bien répressifs que contre-productifs », souligne le Réseau dans un communiqué.
« Oubliant l’éducation et la prévention, délaissant la réduction des risques », la mission « n’a pas fait régresser les consommations », constate la Fédération addictions. « Les quelques déplacements d’usage obtenus entre substances cachent mal une situation globale préoccupante, comme le dévoilent les alcoolisations aiguës des adolescents et les souffrances qu’elles provoquent », poursuit la fédération. Pour inverser cette évolution, la mise en œuvre d’une nouvelle gouvernance des questions d’addiction s’impose, avec un changement nécessaire dans le mode de présidence de la MILDT, conclut-elle.
› DAVID BILHAUT

Source:LeQuotidiendumedecin 

Pays-Bas: Hausse de la vente illégale de cannabis

Depuis le 1er mai, des panneaux en français préviennent les touristes  à la frontière.

Des coffee shops fermés en signe de protestation alors que d'autres respectent la loi, des contrôles policiers inégaux et une hausse de la vente illégale : la mise en place de la "carte cannabis", en vigueur depuis une semaine dans le sud des Pays-Bas, est chaotique.

"Il faut du temps pour que tout se mette en place", reconnaît Charlotte Menten, une porte-parole du ministère néerlandais de la Justice et de la Sécurité, interrogée par l'Agence France Presse.

Entrée en vigueur le 1er mai dans le sud du pays, la "carte cannabis" doit permettre d'endiguer les embouteillages, tapage nocturne et prolifération de vendeurs de drogue provoqués par l'afflux de millions d'étrangers venus acheter du cannabis dans les coffee shops.

Nos journalistes, Myriam Schelcher, Patrick Duluc et Mickael Guiho, sont allés enquêter dans la ville de Breda, tout près de la frontière belge et ont pu constater les effets pervers de cette nouvelle législation :




La nouvelle législation, qui concerne dans un premier temps environ 80 des 670 coffee shops néerlandais, doit faire de ces établissements des "clubs fermés" comptant au maximum 2.000 membres domiciliés aux Pays-Bas et âgés de plus de 18 ans. Elle sera étendue à tout le pays en 2013.

Les quatorze coffee shops de Maastricht (sud-est), foyer de la résistance contre la "carte cannabis", sont fermés depuis le 1er mai en signe de protestation contre cette mesure "discriminatoire" et qui entraînera une baisse importante de leur chiffre d'affaires, selon eux.

Un seul d'entre eux, l'"Easy Going", avait ouvert les 1er et 2 mai, le temps de recevoir un avis de fermeture temporaire de la municipalité pour avoir vendu du cannabis à des Belges et des Allemands. Par ailleurs, sept des onze coffee shops de Tilburg, fermés depuis le 1er mai en signe de protestation, ont rouvert lundi et respectent désormais la loi.
 
Les contrôles policiers "pas une priorité"  
Ailleurs dans le sud du pays, la nouvelle législation se met en place "sans trop de problèmes", affirme la police.

Si à Breda, Maastricht, Venlo et Tilburg, les contrôles policiers sont réguliers, ailleurs comme à Eindhoven, ils n'ont pas encore débuté, les policiers chargés des contrôles étant en cours de formation.

A 's-Hertogenbosch, Oss et Uden, plus éloignées de la frontière belge, "les contrôles
ne sont pas une priorité
" car les nuisances liées au tourisme de la drogue y sont "réduites", selon un porte-parole de la police locale.

La vente illégale de cannabis dans la rue a augmenté à Maastricht et Venlo (sud-est), selon la police, ce qui n'est pas le cas pour le moment au sud et au sud-ouest des Pays-Bas. La nouvelle législation ne décourage toutefois pas certains touristes de la drogue qui se rendent plus au nord, là où la "carte cannabis" n'est pas encore en vigueur, comme à Nimègue (est). "Depuis quelques jours, il y a des voitures avec des plaques belges dans le centre et qui sont clairement là pour les coffee shops", raconte Florian Vingerhoeds, porte-parole de la police locale : "avant, on ne voyait jamais de plaques belges".

Source:France3